Un petit détail de l’histoire plutôt gênant : les lois raciales de Nuremberg (1936) fortement inspirées de celles… des États-Unis !

À vrai dire, force est de constater que les lois raciales n’étaient pas suivies aussi rigoureusement dans le Reich qu’aux États-Unis, où Jesse Owens se plaignit du traitement indigne qui lui fut réservé malgré sa glorieuse performance aux Jeux Olympiques.

C’est confirmé: ce sont les lois américaines sur la ségrégation des Noirs (« Jim Crow »), qui ont inspiré les lois raciales établies en 1936 à Nuremberg par le Troisième Reich…

Alors, les États-Unis étaient-ils vraiment si bien placés pour jouer les moralisateurs et aller leur péter la gueule ?

La page Wikipedia en anglais sur les « Jim Crow Laws » ignore complètement ce fait : la page francophone y réfère une seule fois dans les « articles connexes » tout au bas de la page. Sur la page wikipedia anglaise sur les « Nuremberg Laws », il en est uniquement question au passage, dans les références pour aller plus loin » – « for further reading »; la page francophone l’esquive complètement. La découverte est-elle à ce point trop récente?

Fait intéressant à noter: le livre de James Whitman à ce sujet (voir la page de l’Un. Princeton) a été qualifié de vulgaire « reductio ad hitlerom » par le néoconservateur sioniste Joshua Muravchik. La dissidence et les néocons se retrouvent encore une fois sur la même ligne… tiens donc! Faut-il s’en étonner ?

How US Race Laws Inspired Nazism

Racism Comes Full Circle: America as the Harbinger of the Nazis’ Race Laws

Les lois américaines contre les “personnes de couleur” ont influencé les idéologues nazis

American laws against ‘coloreds’ influenced Nazi racial planners

Jim Crow America and Nazi Germany | Slideshow

How American race law provided a blueprint for Nazi Germany

Nazism triumphed in Germany during the high era of Jim Crow laws in the United States. Did the American regime of racial oppression in any way inspire the Nazis? The unsettling answer is yes. In Hitler’s American Model, James Whitman presents a detailed investigation of the American impact on the notorious Nuremberg Laws, the centerpiece anti-Jewish legislation of the Nazi regime. Contrary to those who have insisted that there was no meaningful connection between American and German racial repression, Whitman demonstrates that the Nazis took a real, sustained, significant, and revealing interest in American race policies.

As Whitman shows, the Nuremberg Laws were crafted in an atmosphere of considerable attention to the precedents American race laws had to offer. German praise for American practices, already found in Hitler’s Mein Kampf, was continuous throughout the early 1930s, and the most radical Nazi lawyers were eager advocates of the use of American models. But while Jim Crow segregation was one aspect of American law that appealed to Nazi radicals, it was not the most consequential one. Rather, both American citizenship and antimiscegenation laws proved directly relevant to the two principal Nuremberg Laws—the Citizenship Law and the Blood Law. Whitman looks at the ultimate, ugly irony that when Nazis rejected American practices, it was sometimes not because they found them too enlightened, but too harsh.

Indelibly linking American race laws to the shaping of Nazi policies in Germany, Hitler’s American Model upends understandings of America’s influence on racist practices in the wider world.

James Q. Whitman is the Ford Foundation Professor of Comparative and Foreign Law at Yale Law School. His books include Harsh Justice, The Origins of Reasonable Doubt, and The Verdict of Battle. He lives in New York City.

 

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Les nouveaux « nationalistes »: néo-FN, Finkielkraut, Zemmour, Taguieff et… Murdoch! Guillaume Weill-Raynal avait sonné l’alarme dès 2005. Ils sont la preuve que si le sionisme a longtemps préféré la gauche libérale antiraciste, elle préfère aujourd’hui la droite ostensiblement « nationaliste »! C’est l’essence même de la révolution néoconservatrice. Fox News, le 11 septembre et la mouvance anti-islam: cooptation, canalisation et récupération du nationalisme par le sionisme international sous couvert de lutte nationaliste contre des armées d’envahisseurs et infiltrateurs musulmans.

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Rappel: Non, le grand-père de George W. Bush n’a jamais été « banquier d’Hitler ». Et non, les Bush ne sont pas nazis, contrairement à ce qu’affirment George Soros et les larouchistes.

51 Documents : Zionist Collaboration with the Nazis (L. Brenner, 1983). Un des rares livres sérieux pour comprendre de manière juste l’histoire réelle des relations entre sionistes et nazis, selon Michael Collins Piper. Relations qui ont pris fin dès 1936, rappelons-le.

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De l’incohérence d’attribuer à Adolf Hitler et l’Holocauste la paternité de l’État juif en Palestine: la « mémoire de l’Holocauste » n’a pris d’assaut la psyché américaine que dans les années 1960-70, dans la foulée du procès Eichmann et des guerres israéliennes. Les Sionistes les plus influents de l’époque ont eu grand peur que l’extermination des juifs d’Europe sonne le glas du sionisme. Quel intérêt peut-il y avoir à systématiquement assimiler le sionisme aux nazis? À faire croire que c’est toujours la faute aux nazis? Et à qui cela profite-t-il?

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