Einstein contre l’état terroriste

10 avril 1948,
à M. Shepard Rifkin,
directeur exécutif des amis Américains
des combattants pour l’indépendance d’Israël
(une émanation du Lehi ou groupe Stern, NdT)
Cher monsieur,
Quand une véritable catastrophe finale s’abattra sur la Palestine, le premier responsable en sera le gouvernement britannique et les seconds responsables seront les organisations terroristes qui émanent de nos rangs.
Je ne veux voir personne associé avec ces gens égarés et criminels.
Sincèrement,
Albert Einstein


Einstein écrivit cette lettre quelques heures après avoir appris le massacre commis par les sionistes à Der Yassin, en Palestine.

Voici une autre lettre antisioniste d’Einstein:

Les dirigeants israéliens sont des fascistes

Lettre adressée au New-York Times par Albert Einstein et d’autres (voir la liste ci-dessous) au sujet de Begin et d’Israel.

A l’éditeur du New-York Times
New York, 2 Dec. 1948

Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l’Etat nouvellement créé d’Israël, l’apparition du « Parti de la Liberté » (Tnuat Haherut), un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis Nazi et fascistes.

Il a été formé par les membres et partisans de l’ancien Irgun Zvai Leumi, une organisation terroriste d’Extrème-Droite et nationaliste en Palestine.

La visite actuelle de Menahem Begin, le chef de ce parti, aux Etats-Unis est évidemment calculée pour donner l’impression d’un soutien américain à son parti lors des prochaines élections israéliennes, et pour cimenter les liens politiques avec les éléments Sionistes conservateurs aux Etats-Unis.

Plusieurs Américains de réputation nationale ont prêté leurs noms pour accueillir sa visite.

Il est inconcevable que ceux qui s’opposent au fascisme dans le monde entier, si correctement informés quant au passé et aux perspectives politiques de M. Begin, puissent ajouter leurs noms et soutenir le mouvement qu’il représente.

Avant que des dommages irréparables ne soient faits par des contributions financières, des manifestations publiques en soutien à Begin et avant de donner l’impression en Palestine qu’une grande partie de l’Amérique soutient des éléments fascistes en Israel, le public américain doit être informé sur le passé et les objectifs de M. Begin et de son mouvement.

Les déclarations publiques du parti de Begin ne montrent rien quant à leur caractère réel. Aujourd’hui ils parlent de liberté, de démocratie et d’anti-impérialisme, alors que jusqu’à récemment ils ont prêché ouvertement la doctrine de l’Etat Fasciste.

C’est dans ses actions que le parti terroriste trahit son véritable caractère. De ses actions passées nous pouvons juger ce qu’il pourrait faire à l’avenir.

Attaque d’un village Arabe

Un exemple choquant fût leur comportement dans le village Arabe de Deir Yassine

Ce village, à l’écart des routes principales et entouré par des terres Juives, n’avait pas pris part à la guerre et avait même combattu des bandes arabes qui voulaient utiliser comme base le village.

Le 9 Avril, d’après le New-York Times, des bandes de terroristes ont attaqué ce village paisible, qui n’était pas un objectif militaire dans le combat, ont tué la plupart de ses habitants – 240 hommes, femmes et enfants – et ont maintenu quelques uns en vie pour les faire défiler comme captifs dans les rues de Jérusalem.

La majeure partie de la communauté juive a été horrifiée par cet acte,et l’Agence Juive a envoyé un télégramme d’excuses au Roi Abdullah de Trans-Jordanie.

Mais les terroristes, loin d’avoir honte de leurs actes, étaient fiers de ce massacre, l’ont largement annoncé et ont invité tous les correspondants étrangers présents dans le pays à venir voir les tas de cadavres et les dégâts causés à Deir Yassin.

L’incident de Deir Yassin illustre le caractère et les actions du Parti de la Liberté. Au sein de la communauté juive, ils ont prêché un mélange d’ultra-nationalisme, de mysticisme religieux et de supériorité raciale.

Comme d’autres partis fascistes, ils ont été utilisés pour casser les grèves et ont eux-même encouragé la destruction des syndicats libres. Dans leur Convention, ils ont proposé les syndicats de corporation sur le modèle fasciste italien.

Lors des dernières années de violences sporadiques anti-Britanniques, l’IZL et le groupe Stern ont inauguré le règne de la terreur parmi la communauté juive de Palestine.

Des professeurs ont été battus pour s’être exprimés contre eux, des adultes ont été abattus pour ne pas avoir laissé leurs enfants les rejoindre.

Par des méthodes de gangsters, des tabassages, des bris de fenêtres et des vols largement répandus, les terroristes ont intimidé la population et ont exigé un lourd tribut.

Les hommes du Parti de la Liberté n’ont pas pris part aux accomplissements constructifs en Palestine. Ils n’ont repris aucune terre, n’ont construit aucune colonie et ont seulement amoindri l’activité de la Défense Juive.

Leurs efforts dans l’immigration, très divulgués, étaient minutieux et consacrés principalement à faire venir des compatriotes fascistes.

Contradictions

Les contradictions entre les affirmations « en or » faites actuellement par Begin et son Parti et les rapports de leur performance passée en Palestine donnent l’impression d’un parti politique peu ordinaire.

C’est la marque indubitable d’un parti fasciste pour qui le terrorisme (contre les Juifs, les Arabes ainsi que les Britanniques) et les fausses déclarations sont des moyens, et dont un « Etat Leader » est l’objectif.

À la lumière des observations précédentes, il est impératif que la vérité au sujet de M. Begin et de son mouvement soit connue dans ce pays.

Il est encore plus tragique que la haute direction du Sionisme américain ait refusé de faire campagne contre les efforts de Begin, ou même d’exposer à ses propres éléments les dangers pour Israel que représente le soutien à Begin.

Les soussignés prennent donc ces moyens pour présenter publiquement quelques faits frappants au sujet de Begin et de son parti et pour recommander à tous ceux qui sont concernés de ne pas soutenir cette dernière manifestation du fascisme.

ISIDORE ABRAMOWITZ,
HANNAH ARENDT,
ABRAHAM BRICK,
RABBI JESSURUN CARDOZO,
ALBERT EINSTEIN,
HERMAN EISEN, M.D.,
HAYIM FINEMAN,
M. GALLEN, M.D.,
H.H. HARRIS,
ZELIG S. HARRIS,
SIDNEY HOOK,
FRED KARUSH,
BRURIA KAUFMAN,
IRMA L. LINDHEIM,
NACHMAN MAJSEL,
SEYMOUR MELMAN,
MYER D.
MENDELSON, M.D.,
HARRY M. ORLINSKY,
SAMUEL PITLICK,
FRITZ ROHRLICH,
LOUIS P. ROCKER,
RUTH SAGER,
ITZHAK SANKOWSKY,
I.J. SHOENBERG,
SAMUEL SHUMAN,
M. ZNGER,
IRMA WOLPE,
STEFAN WOLPE.

There is some controversy over Einstein’s political views, especially on the issue of Palestine and the creation of a A Jewish State. Many Zionists claim Einstein as one of their own. Einstein, however, was a pacifist, a universalist and abhorred nationalism.[2] The recently published book, Einstein on Israel and Zionism: His Provocative Ideas About the Middle East, by Fred Jerome, (New York: St. Martin’s Press, 2009) has brought Einstein’s political views on the Middle East back into the spotlight.

The evidence of Einstein’s position on Palestine and Zionism is best seen in his own words and actions on the subject. For example, Einstein made a presentation to the Anglo-American Committee of Inquiry, which was examining the Palestine issue in January 1946 and argued against the creation of a « Jewish State. »[3]

Here is a quote from Einstein’s testimony before Judge Hutcheson, the American Chairman of the Committee:

Judge Hutcheson: It has been told to our committee by the Zionists that the passionate heart of every Jew will never be satisfied until they have a Jewish state in Palestine. It is contended, I suppose, that they must have a majority over the Arabs. It has been told to us by the Arab representatives that the Arabs are not going to permit such condition as that, they they [sic] will not permit having themselves converted from a majority to a minority.

Dr. Einstein: Yes.

Judge Hutcheson: I have asked these various persons if it is essential to the right or the privilege of the Jews to go to Palestine, if it is essential to real Zionism that a setup be fixed so that the Jews have a Jewish state and a Jewish majority without regard to the Arab view. Do you share that point of view, or do you think the matter can be handled on any other basis?

Dr. Einstein: Yes, absolutely. The state idea is not according to my heart. I cannot understand why it is needed. It is connected with many difficulties and a narrow-mindedness. I believe it is bad.

Judge Hutcheson: Isn’t it spiritual and ethical – I do not mean this particular Zionist movement, I do not mean the idea of insisting that a Jewish state must be created – isn’t it anachronistic?

Dr. Einstein: In my opinion, yes. I am against it . . .[4]

Albert Einstein wrote in a letter to American Friends of the Fighters for the Freedom of Israel shortly after the 1948 Deir Yassin massacre and referred to the Irgun – led by Menachem Begin, later a Prime Minister of Israel, and the Stern Gang, where Yitzhak Shamir, also a future Prime Minister of Israel, was a member – as a terrorist organization, and refused to support these « misled and criminal people. »[5]

Albert Einstein, Sidney Hook, Hannah Arendt and twenty five other prominent Jews, in a letter to The New York Times (December 4, 1948), condemned Menachem Begin’s and Yitzhak Shamir’s Likud party as « fascist » and espousing « an admixture of ultranationalism, religious mysticism and racial superiority. »[6]

In 1950, Einstein published the following statement on the question of Zionism. This speech was originally given to the National Labor Committee for Palestine, in New York, on April 17, 1938 but republished by Einstein after Israel’s creation.

I should much rather see reasonable agreement with the Arabs on the basis of living together in peace than the creation of a Jewish state. Apart from the practical considerations, my awareness of the essential nature of Judaism resists the idea of a Jewish state with borders, an army, and a measure of temporal power no matter how modest. I am afraid of the inner damage Judaism will sustain especially from the development of a narrow nationalism within our own ranks, against which we have already had to fight without a Jewish state.[7]

Einstein also turned down the presidency of the state of Israel.[8] In Albert Einstein: A Biography (Viking, 1997), Albrecht Folsing shares the following revelation about the offer to Einstein to become Israel’s second president: « While Ben-Gurion was awaiting Einstein’s decision, he asked his assistant, the future president Yitzak Navon, over a cup of coffee: ‘Tell me what to do if he says yes! I have had to offer the post to him because it’s impossible not to. But if he accepts we’re in for trouble.' »[9]

Einstein wrote to his stepdaughter Margot after declining the presidency of Israel. He said, « If I were to be president, sometime I would have to say to the Israeli people things they would not like to hear. »[10]

Einstein did participate in the Sixteenth Zionist Congress in 1929. The World Zionist Organization (WZ0) mentioned and described Einstein in a document published in 1997. It is rather revealing and WZO ought to know who was and who was not a Zionist.

The Sixteenth Zionist Congress (1929) decided on the establishment of the Jewish Agency for Israel, which would be a joint body of the World Zionist Organization and those known as « non-Zionists » in the belief that all Jews wished to participate in building the National Home. Upon conclusion of the Congress, Board of the Jewish Agency convened. Of its 224 members, 112 were Zionists (members of the World Zionist Organization) including Prof. Chaim Weizmann who was elected as President of the Jewish Agency, Nahum Sokolow, Menahem Ussishkin, Shemaryahu Levin, David Ben-Gurion, Rabbi Uziel; the 112 « non-Zionist » members included Louis Marshall, Shalom Asch, Albert Einstein, Leon Blum, and members of the Rothschild family.[11]

To quote one commentator: « Einstein’s opposition to Israel was widely known and reported on during his life. In fact, the myth of Einstein’s support of Israel was born the day after Einstein’s death in his obituary in The New York Times, which shamelessly wrote that he « championed » the establishment of the Jewish state. This contradicted decades of reporting from the « Paper of Record. » Jerome provides some examples, including a 1930 article headlined « Einstein attacks British Zion Policy, » a 1938 article stating Einstein was « Against Palestine State » and a 1946 article stating Einstein « Bars Jewish State. »[12]

It is clear that Albert Einstein did not support political Zionism and opposed a « Jewish State » based on an ethnic or racial basis. His political views were remarkably consistent and supported universal human rights. He was opposed to war and chauvinistic ethnic nationalism. Today Einstein is a revered as a political and scientific icon. However, many unfortunately forget his wise words on the issue of Palestine and its conflict with political Zionism.

[1]. Edward C. Corrigan is a lawyer certified as a Specialist in Citizenship and Immigration Law and Immigration and Refugee Protection by the Law Society of Upper Canada in London, Ontario, Canada. He can be reached at corriganlaw@edcorrigan.ca or at (519) 439-4015. He has published many articles on Middle East issues and Citizenship and Immigration law.

[2]. See for example « How Einstein Divided America’s Jews, » by Walter Isaacon, The Atlantic, December 2009.

This is an interesting article on Albert Einstein’s 1921 visit to America. It touches on Einstein’s views on Zionism and the rivalry between Weizmann and Brandeis. However, it does not go into great detail on Einstein’s views on Zionism but it is an a well written period piece. The author writes, among other things, as follows: « Among Einstein’s queries: With their intellectual gifts, why should Jews create a homeland that was primarily agricultural? Why did it have to be its own nation-state? Wasn’t nationalism the problem rather than the solution?. »

[3]. « Einstein on Israel » reveals essential history of debate over Zionism and a Jewish state, by Adam Horowitz, Mondoweiss, May 28, 2009.

[4]. Ibid.

[5]. See http://www.ifamericansknew.org/history/einstein.html

[6]. The New York Times letter is reproduced in Prophets Outcast: A Century of Dissident Jewish Writing about Zionism and Israel, edited by Adam Shatz, (New York: Nation Books, 2004), pp. 65-67.

[7]. Albert Einstein, Out of My Later Years, (New York: Philosophical Library, 1950), p. 263. This speech is reproduced in Prophets Outcast: A Century of Dissident Jewish Writing about Zionism and Israel, edited by Adam Shatz (New York: Nation Books, 2004), pp. 63-64. For a discussion of what Alfred Lilienthal calls the « kidnapping » of Albert Einstein by the Zionists, see Alfred Lilienthal, The Zionist Connection II, (New Brusnswick, New Jersey: North American, 1982), pp. 340343. Also see Einstein on Israel and Zionism: His Provocative Ideas About the Middle East, by Fred Jerome, (New York: St. Martin’s Press, 2009).

[8]. See Evan Wilson, Decision on Palestine, (Stanford, California: Hoover Institution Press, 1979), p. 27. Wilson served on the Palestine desk of the United States State Department during the time of Israel’s creation.

[9]. Albrecht Folsing, Albert Einstein: A Biography, (Viking, 1997), p. 735. Cited in « Einstein, Zionism and Israel: Setting the Record Straight, » by Dr. Mohammad Omar Farooq, Updated: July 2006, click here

[10]. Farooq citing Fred Jerome and Rodger Taylor, Einstein on Race and Racism, (Rutgers University Press, 2005), p. 111; further sources given in p. 307, note #25. Bold added.

[11]. « Year of Zionism, » by the Zionist General Council, World Zionist Organization: The National Institutions, Structure and Functions, 1997, p. 47 Cited in Farooq Ibid. The quotations around « non-Zionists » are in the original document.

[12]. « Reclaiming Einstein: New Book Reveals Famed Scientist as an Opponent of Israel, » by Jaisal Noor, The Indypendent, May 15, 2009.

Cette lettre, écrite par Freud le 26 février 1930, était adressée au Docteur Chaim Koffler et répondait à la demande de l’association de « Jérusalem Keren Ajossot » – demande envoyée à plusieurs personnalités juives éminentes – de signer une pétition condamnant les Arabes pour une émeute survenue en 1929 en Palestine, émeute au cours de laquelle plus de 100 colons avaient été tués.

Son destinataire l’a transmise à une collectionneur d’autographes de Jérusalem, Abraham Schwadron, en échange de la promesse qu ’ »aucun oeil humain ne puisse jamais la voir « . C’est ainsi qu’elle est restée secrète pendant plus de 70 ans jusqu’à ce qu’elle paraisse ces dernières années dans le catalogue d’une exposition à l’Université de Jérusalem.

« Cher Docteur,

Je ne peux faire ce que vous souhaitez.

Je me sens incapable de surmonter mon aversion à accabler le public avec mon nom et même ce moment critique ne me paraît pas le justifier . Quiconque désire influencer les masses se doit de leur donner quelque chose de vibrant et d’enflammé et mon sobre jugement sur le Sionisme ne le permet pas. Il est sûr que je sympathise avec ses buts, je suis fier de l’Université de Jérusalem, et la prospérité de ses implantations me fait plaisir.

Mais, d’autre part, je ne pense pas que la Palestine pourra jamais devenir un État juif, ni que les mondes Chrétien et Islamique soient prêts à ce que leurs lieux saints soient sous contrôle juif. Il m’eut paru plus judicieux d’établir une patrie juive sur une terre moins chargée d’histoire. Mais je reconnais qu’un point de vue aussi rationnel aurait peu de chance d’obtenir l’enthousiasme des gens et le soutien financier des riches.

Je concède avec tristesse que le fanatisme infondé de notre peuple soit en partie à blâmer pour avoir éveillé la méfiance arabe. Je ne puis cultiver de sympathie pour une piété mal dirigée qui transforma un morceau du mur d’Hérode en relique nationale offensant ce faisant les sentiments des autochtones.

Jugez vous-même maintenant si, avec un tel point de vue critique je suis la personne qu’il faut pour conforter un peuple pris dans l’illusion d’une espérance injustifiée.

Votre respectueux serviteur. »

Sigmund Freud


Alain Berenboom: Begin « est pire qu’Hitler », disait son père

 

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