Guerre contre la Russie et la Chine et autres visées à long terme de l’Empire des loges

Les guerres mondiales du 20e siècle faisaient partie du même plan à long terme pour assurer aux peuples Anglos la domination du monde (avec les USA comme police mondiale imposant la mondialisation néolibérale), sur le même mode fanatique, quasi religieux, que les Hébreux de l’Ancien Testament.

L’éradication du christianisme exige la destruction de la Russie. Ce serait la victoire des forces matérialistes au service de l’Adversaire sur les forces de l’Esprit.

 

 

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30 juillet 2014

La guerre qui vient

En novembre 1917, peu après l’entrée en guerre des Américains, Rudolf Steiner mit solennellement en garde (1) :

« Il ne faut pas que le monde soit géographiquement américanisé, car les efforts de l’Amérique visent à tout mécaniser, à tout faire entrer dans le domaine du pur naturalisme, à effacer peu à peu de la surface de la Terre la culture de l’Europe. » (R. Steiner, Derrière le voile des événements – Le mystère du Double, G.A. 178, Paris, 1999, pp. 88-89).

Phase 1, le GMT.

Or, que se trame-t-il en ce moment, à peine un siècle après cette mise en garde solennelle ? Les gnomes de l’Union Européenne s’affairent précisément en coulisse – et le plus loin possible des oreilles des peuples, cela va sans dire – à mettre fébrilement en place le GMT, le futur « Grand Marché Transatlantique » destiné, en dehors de tout accord populaire conscient bien sûr, à aligner la totalité des normes européennes, tant environnementales, que sociales, financières et commerciales, à la mesure des exigences anglo-américaines. Une vassalisation camouflée de l’Europe, ni plus, ni moins.

 

C’est cela qui se magouille depuis juillet 2013 : une entente de libre-échange intégral ouvrant toute grande l’Europe aux multinationales US en imposant la supériorité de leur droit sur celui des états de l’UE. Une entreprise opaque menée depuis 20 ans derrière un écran de fumée pour supplanter le droit européen au profit direct du droit US. Travail à petits pas discrets auquel même le Parlement européen ne dispose que d’un accès restreint conformément aux ententes entre les négociateurs occultes américains et leurs homologues européens (on oserait mettre des guillemets) :

« Tous les documents concernant le développement du GMT, y compris les textes des négociations, les propositions faites des deux côtés, le matériel explicatif joint, les courriels et les autres informations échangés demeureront confidentiels. » (Accord du 5 juillet 2013). Taisez-vous, profanes, vous n’avez pas le droit au chapitre…

Phase 2, le coup d’état de Kiev.

C’est en pleine trêve olympique que l’« Occident » passe à l’attaque. La paix n’étant pas propice à ce grand chambardement, il y fallait une préparation psychologique des foules, une ambiance et quelques bons prétextes bien sanglants : du sur mesure donc pour les tueurs professionnels des Pravyi Sektor et autres Svoboda, faux nazis naïfs retournés par la CIA, mais vrais mercenaires à la botte de qui les arme et les paie. Le gouvernement légal refusant de faire donner l’armée contre son propre peuple, le putsch prend ainsi le pouvoir en pleine séance du parlement avec le plein soutien de Washington et de ses obéissants vassaux.

En dépit des slogans de l’Euromaïdan appelant à lutter contre un régime oligarchique, c’est pourtant bien un « roi du chocolat » milliardaire qui devient aussitôt président de l’Ukraine : un oligarque sans scrupules aux ordres de Washington qui s’affaire aujourd’hui à écraser, avec le plein appui de l’UE, tout ce qui, à l’Est du pays, se refuse à se soumettre à l’impérialisme du B.A.O. (2) dans lequel Washington veut à tout prix faire basculer les provinces russophones hostiles à l’inféodation otanienne. Sans la riposte-éclair de la Russie en Crimée, c’était toute la population russe de cette presqu’île stratégique et Sébastopol qui tombait en quelques heures dans les mains de l’OTAN. Une réaction russe avalisée par un référendum écrasant qui déclencha l’ire des dirigeants occidentaux d’habitude si respectueux de la volonté populaire tant qu’elle est à leur avantage…

Déjà des congressistes US proposent de considérer dès à présent l’Ukraine comme « allié militaire majeur des Etats-Unis » face à la Russie. En Europe même, l’hystérie anti-russe bat son plein, tous médias confondus ou peu s’en faut, et n’a de cesse d’appeler au boycott pour complaire aux diktats états-uniens, sans même comprendre qu’ils se sanctionnent eux-mêmes au plus grand détriment de leurs propres entreprises, et que c’est justement là le but de l’administration US : ruiner l’Europe pour mieux l’asservir et pousser l’OTAN jusqu’aux frontières mêmes de la Russie. Ce qui avait déjà précipité l’Europe dans la guerre en 1914 se répète seulement en 2014, mais, comme on le sait, c’est pour la bonne cause et surtout celle de l’Empire ploutocratique anglo-saxon.

La Guerre en marche.

Viêtnam, Iraq, Libye, Syrie, Serbie, Ukraine… C’est à l’encerclement méthodique et total de la Russie et de la Chine (3) que s’affairent aujourd’hui les stratèges insatiables du Pentagone et leurs obéissants vassaux de l’Union dite européenne : tous à la botte de l’État US finissant et d’autant plus agressif. Cette Europe en voie de totale américanisation, espionnée sans vergogne et, semble-t-il, fière de l’être…

Lorsqu’on sait que l’OTAN n’avait d’autre objectif à l’origine que de faire pièce au Pacte de Varsovie communiste et qu’il n’avait, par conséquent, plus aucune raison d’être à la chute du Mur de Berlin que Moscou n’avait autorisé qu’à l’expresse condition – hélas non paraphée – que l’OTAN ne s’étendrait pas sur les pays de l’Est, on ne peut que constater la duplicité et la puissance de corruption de cette organisation à vocation purement impérialiste de contrôle hégémonique planétaire.

Rudolf Steiner avait plusieurs fois souligné dans un contexte anthroposophique que, du fait de son sol, la nature même de l’Amérique du nord reposait essentiellement sur la seule volonté de puissance ahrimanique aveugle et de domination tous azimuts. Quant à l’Europe, c’est de Lisbonne à Vladivostok qu’elle devait se faire, Russie incluse évidemment, en trait d’union géographique et culturel entre l’extrême Occident américain et l’extrême Orient chinois, en force d’équilibre donc, et non avachie, vendue aux loges noires de Londres et de Washington.

Entre temps le sang coule, et coule à flot. Il coule non seulement en Europe du fait de l’interventionnisme obsessionnel US, mais aussi aux Proche et Moyen-Orients dans le massacre abominable des populations chrétiennes au profit d’un Islam hystérique et monstrueux gavé d’armes et soutenu en sous-main par ces états croupions que sont les monarchies dégénérées du Golfe (4). De toute évidence, les think tanks anglo-américains veulent la guerre et font tout pour pousser la Russie au casus belli : ils sont aujourd’hui tellement dans le pétrin qu’il en va maintenant de la pérennité de leur business. Comme en 1914. Et comme en 1939…

« L’égoïsme universel émane de la race anglo-américaine. Partant de là, l’égoïsme couvrira toute la Terre. Toutes les inventions qui recouvrent la Terre d’un réseau d’égoïsme viennent d’Angleterre et d’Amérique. A partir de là-bas donc, toute la Terre sera recouverte d’une toile d’égoïsme, de mal. Mais une petite colonie se formera à l’est comme la semence d’une vie nouvelle pour l’avenir. La culture anglo-américaine consume la culture de l’Europe […] mais la race elle-même va à sa ruine. Elle porte en elle la disposition à être la race du Mal. » (Steiner, Éléments d’ésotérisme, Paris, 2000, p. 275)

A l’heure où nous écrivons, les populations civiles russophones d’Ukraine orientale sont écrasées sous les bombardements massifs de l’armée kievienne encadrée désormais par plusieurs centaines de conseillers de l’ex-armée mercenaire US Blackwater (Academi). Il est toujours mieux de faire faire le sale boulot par d’autres et sous fausse bannière. Cela ne vous rappellerait-il pas les massacres de civils allemands de Bromberg par les Polonais en 1939 ?

Mais l’Ours russe ne bouge toujours pas…
1. « La guerre qui vient », titre repris d’un ouvrage célèbre de Francis Delaisi (1911) dont Rudolf Steiner fit autrefois l’éloge à plusieurs reprises.
2. « Bloc Américaniste Occidentaliste ». La Rada putschiste de Kiev ira même jusqu’à abroger le statut du russe comme langue régionale dès la prise de pouvoir, obligeant ainsi les enfants à cesser de parler russe dans les écoles.
3. La Chine aussi fait elle-même l’objet de cet encerclement militaire par les États-Unis et leurs bases (Japon, Taïwan, Indonésie, Thaïlande, Corée du Sud, Guam et Philippines). Les vieilles obsessions US de Mackinder à Brzezinski sont toujours d’actualité. C’est à cela que tente de faire pièce l’Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS) dont fait partie la Russie.
4. Quant à l’Israël sioniste, éradicateur criminel des populations palestiniennes soutenu à bout de bras depuis près de 70 ans par l’AIPAC et les USA, son karma est d’ores et déjà scellé ; cette « erreur de l’histoire du monde », pour reprendre les paroles de Steiner, n’est plus qu’un résidu anachronique de l’évolution de l’humanité appelé à cesser d’être et se dissoudre.

Publié par WH.

 

22 mai 2015

La guerre en marche

Kiev, Maïdan, 2014
Que se passe-t-il en ce moment dans un monde qui semble n’avoir plus d’autre sens que de renier toute vérité, que de fouler aux pieds toute justice et sentiment moral ? C’en est à ce point qu’en quelques mois, sans que les peuples aient rien compris, le spectre de la guerre planétaire a resurgi, dressant du jour au lendemain, comme sur une volonté occulte, d’anciens peuples frères, et les jetant les uns contre les autres dans ce qui n’est plus rien d’autre qu’une hystérie collective de mensonge et de haine. D’un bout à l’autre de la Terre, de l’Occident à l’Extrême-Orient, des forces opposées se sont mises en mouvement, des alliances militaires, impensables quelques mois auparavant, viennent de se conclure dans l’ébranlement de grandes manœuvres à l’échelle continentale. Tout aura commencé suite au putsch ukrainien du 21 février 2014, lors du coup d’état de la junte « pro-européenne » soudoyée et financée depuis 1991 en sous main par les agents de la CIA et – du propre aveu de la représentante officielle au Bureau US des Affaires européennes à Washington – à hauteur de la bagatelle de 5 milliards de dollars. (Les Etats-Unis, on le sait, n’ont jamais lésiné sur les moyens de déstabiliser leurs adversaires par l’émeute et la révolution sous fausse bannière, les exemples abondent, et je dirai même qu’ils encombrent). Dans les jours qui suivirent, les choses traînassant un peu trop au goût des meneurs de jeu occidentaux, des snipers et criminels de haute volée abattent indifféremment civils et policiers depuis les toits pour créer enfin dans le sang et la panique l’indispensable chaos propice à tous les coups fourrés bien préparés. A Odessa, des sbires masqués assaillent et font brûler vifs plus de quarante opposants pro-russes dans la Maison des syndicats… Les choses se déroulent ensuite « le plus démocratiquement du monde » et avec l’aval bienveillant des représentants de l’UE : le président ukrainien élu viré, un oligarque sur mesure au gré des Américains est vite installé à sa place – « Roi du chocolat » qui plus est – flanqué d’un ancien boxeur et d’un avocat aux dents longues. Le Parlement rapidement mis à la botte au mieux des vœux des commanditaires occidentaux, tout aurait dû finir dans la liesse et les hourras avec une rapide extension de l’Otan jusqu’aux frontières de la Russie… 

La suite, on le sait, ne se déroula pourtant pas conformément à ce brillant stratagème : Un mois plus tard, le 18 mars 2014, la Crimée rompait toute relation avec Kiev et retournait à la Russie sans qu’une goutte de sang ait été versée, les oblasts russophones de Donetsk et de Lougansk se soulevèrent à leur tour, et c’est, au bout du compte, toute la province orientale du Donbass qui fit sécession en bloc au nez et à la barbe des Etats-Unis et de leurs vassaux de l’Otan. L’Ukraine encaisse depuis déroute sur déroute en Novorussie, sombre dans la banqueroute et se retrouve réduite à mendier l’aide de ses bailleurs de fonds du FMI et de l’UE. La glorieuse « révolution » de l’Euromaïdan tant vantée par les medias occidentaux n’aura finalement conduit (comme toutes les révolutions impulsées depuis Washington) qu’à la misère et au chaos, but avoué, comme on devrait le savoir, des stratèges hallucinés du Pentagone, et au grand dam des pays de l’UE, Gros-Jean comme devant, dont le seul bénéfice n’aura jamais été dans cette affaire que de perdre, du jour au lendemain, toutes leurs ouvertures au marché russe pour complaire aux Américains (1). Mais qu’importe, si les marchands de canons US s’en mettent plein les poches.

Le vrai ne se trouve jamais en bloc d’un seul côté ! Trop d’intoxication, de fausses nouvelles et de mensonges s’insinuent dans l’Histoire et la polluent de multiples manières. Les peuples, pour la plupart n’y voient que du feu, gobent avidement ce qui les conforte. Les simples faits le révèlent très vite pour peu qu’on les aborde avec un tant soit peu d’objectivité. Il n’est besoin que de méditer, par exemple, la simple déformation du sens de mots comme fasciste, nazi etc. sous la pression de ceux qui les manipulent (2). Ahrimane travaille toujours à diviser l’unité des hommes et à les leurrer de son miroir aux alouettes.

Svoboda:

Pour ne s’en tenir qu’à la situation actuelle en Europe, les uns ne jurent plus que par l’Occident et son aura déjà crépusculaire de liberté mercantile ; les autres par ce qui se lève à l’est et les unit dans une aspiration née sur les décombres de l’ancienne URSS. Et les deux se font face, plus que jamais. Mais lorsque l’Occident se drape dans les oripeaux de la vieille idéologie éculée de sa sacro-sainte « Démocratie », il ne s’en allie pas moins sans vergogne – aux monarchies les plus barbares et décadentes aux Proche et Moyen Orient – et en Ukraine au Parti Social-Nationaliste relooké Svoboda (3), essai manifestement mal cloné de l’ancien Parti National-Socialiste allemand des années 30 et dont il s’efforcera même assez naïvement de copier les vieux emblèmes (4). Mais quel rapport entre les soldats du défunt IIIème Reich et les excités de Pravyi Sektor ? La vertueuse UE ne s’en formalisera pourtant pas pour autant, pas plus que de cette étrange alliance de la carpe et du lapin : les affaires d’abord, mais le profil bas. Peu importe la vérité des mots pourvu qu’ils s’incrustent dans les esprits.

 

La Russie, elle, n’ira peut-être pas jusqu’à cette hypocrisie, mais ne s’en trouvera pas moins conduite à faire de sa guerre contre l’Allemagne le symbole unificateur de sa « Grande guerre patriotique » à la gloire de l’Armée Rouge en stigmatisant le IIIème Reich comme le Grand Satan agresseur de l’innocente Sainte Russie en juin 1941 – celle-ci, on le sait, partie prenante essentielle du très léonin « Tribunal International de Nuremberg » sur la justice duquel les historiens révisionnistes savent aujourd’hui à quoi s’en tenir. Malédiction de l’Histoire donc, mais Poutine pouvait-il faire autrement avec près de 20 % d’électorat communiste ? Conséquemment ce seront bien derrière les drapeaux de l’URSS soviétique que défileront les armées russes et chinoises le 9 mai 2015. Rire du Diable encore, car s’il est une chose certaine c’est que ce n’était pas contre le peuple russe que s’était dressée l’Allemagne à l’aube du 22 juin 1941 – l’Armée Vlassov suffirait à le montrer – mais bien contre Staline, l’état bolchévique et l’Armée Rouge à ses frontières, quinze jours à peine avant qu’elle ne déferle sur l’Europe ainsi qu’on le sait depuis 1989 et l’ouverture des archives russes. Comme nous le soulignions déjà en 2011, ce sont donc bien incontestablement, qu’on le veuille ou non, les armées du Reich qui sauvèrent l’Europe de la submersion communiste en 1941, et ce au prix de la ruine totale des villes allemandes et du massacre de plusieurs millions de leurs habitants. Car, en définitive, ce n’est pourtant pas l’Allemagne qui atomisa les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagazaki, perpétuant ainsi le plus grand crime contre l’humanité que le monde ait connu, mais bien les grands libérateurs de la très noble « Croisade des démocraties ». Comme à Dresde :

Ce n’est évidemment ni le lieu, ni le moment d’ouvrir ici une polémique surannée. Les temps changent et le monde a changé. J’ignore encore si ce sera, cette fois-ci, la nouvelle Russie post-soviétique qui nous sauvera de cette américanisation destructrice contre laquelle Rudolf Steiner nous mettait en garde il y a déjà près d’un siècle de cela, mais tous les éléments géopolitiques sont d’ores et déjà en place. Que ce soit l’émergence des BRICS (5), l’Organisation de coopération de Shanghai, et l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) de l’ancien espace soviétique, toutes font désormais face à l’extension de l’OTAN vers les terres eurasiennes, et cumulent aujourd’hui une entente multiformelle réunissant plus de la moitié de la population de la Terre face au leadership étatsunien finissant, et d’autant plus agressif.

Rudolf Steiner annonçait déjà, le 22 novembre 1918 : « La guerre économique survient à l’intérieur de l’humanité. C’est une guerre qui s’enflamme entre deux moitiés de l’humanité de la terre, et elle sera terrible. La guerre économique dans l’humanité repose sur le développement du système nerveux en l’être humain. Lors de notre cinquième période post-atlantéenne et à l’époque de l’âme de conscience, le monde anglophone est particulièrement organisé pour le développement de la partie neuro-sensorielle de l’être humain, car lors de cette période le système neuro-sensoriel développe des pensées utilitaires, matérielles qui tendent à faire de la planète entière un grand centre commercial. L’inquiétude vient de l’action, dans la sphère neuro-sensorielle, du monde du sang, l’autre pôle de la vie humaine. Il enverra ses vagues dans les remous du combat purement économique qui vient du pôle neuro-sensoriel, et ces vagues proviendront en première ligne de l’union des avant-postes slaves, tchèques, slovaques, polonais, slovènes etc., jusqu’à ce qu’une autre vague, celle du sang spiritualisé de l’Europe de l’Est, de la Russie slave, vienne s’y ajouter. » (R. Steiner, Faits historiques, base du jugement social, E.A.R. 2013, pp. 203-204)

Cette guerre se développe aujourd’hui, plus que jamais sous nos yeux, à travers l’enjeu fallacieux du « Grand marché transatlantique«  (6) américano-centré ourdi depuis des années dans les officines anglo-saxonnes, d’une part, et l’actuelle guerre en cours aux frontières de la Russie, dans les marches orientales ukrainiennes du Donbass, d’autre part. Dans toute cette effervescence l’Amérique s’évertue fébrilement à fomenter partout autour de la Russie et de la Chine ses sournoises « révolutions colorées », soi-disant populaires, jusque dans les Balkans, comme en Macédoine, ou dans les pays baltes hypnotisés par les sirènes occidentales. Rien de nouveau donc pour tout observateur un tant soit peu éveillé : l’Otan pousse partout à la guerre, dans les mâchoires d’acier de son inquiétant emblème. Une chose est désormais sûre, c’est que le monde se tient aujourd’hui sur un baril de poudre dont la mèche est d’ores et déjà allumée…
WH.

(1) Plus énorme encore dans l’abaissement : la France se voit contrainte, pour complaire à son tout puissant maître américain, de vendre au rabais ou d’envoyer à la ferraille ses deux porte-hélicoptères flambant neufs, faute d’être autorisée à les livrer à son légitime commanditaire russe…
(2) Au sens propre, en effet, fascisme désigne le système politique italien mis au point par Benito Mussolini. Quant au national-socialisme hitlérien, son fondateur lui-même souligna, à maintes reprises, qu’il ne pouvait, en aucun cas, être extensible à d’autres pays que l’Allemagne.
(3) Qui deviendra ultérieurement Svoboda.
(4) Dont l’héraldique Wolfsangel inversé de l’ancienne 2ème SS-Panzerdivision allemande.
(5) Acronyme de l’association économique unissant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, et l’Afrique du sud, soit plus de 40 % de la population mondiale.
(6) Le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP). 

 The Post War II New World Order Map: A Proposal to Re-arrange the World after an Allied Victory Revealed By Irish Historian Thomas Moriarty (1942) Selon ces prévisions, il ne devait plus y avoir d’Allemagne… avalée par l’URSS! L’Europe de l’ouest devait devenir les États-Unis d’Europe, l’Amérique du Nord et le Mexique réunis dans les États-Unis d’Amérique, etc.

VIDEO – Spingola and WKC – Lawrence Dennis and Fascism (Germany and Japan are to be put in eternal quarantine)

Great-Britain: Back to Buccaneering and the Jolly Roger? Posted by Terry Boardman on Aug 22, 2015

Les révélations de George Friedman (fondateur du Stratfor Institute) confirment les explications de Steiner sur le besoin impératif, pour assurer la survie de l’hégémonie anglo-américaine-occidentale, de diviser l’Europe en empêchant le rapprochement entre la Russie et l’Allemagne… (Selon Steiner, l’Europe du Centre avec l’Allemagne à sa tête doit servir de médiateur entre les pôles opposés que sont l’Est de l’Europe et l’Ouest de l’Europe.)

YouTube: George Friedman sur le plan américain contre l’Europe et la Russie (@7:53) (Version sous-titrée en fr.).  Steiner disait que les loges anglo ont grand peur d’un rapprochement fécond et spirituel entre l’Allemagne et la Russie, car cela risquerait de mettre fin à l’hégémonie économique anglo-américaine. George Friedman dit à peu près la même chose que Steiner (mais bien sûr en mode strictement matérialiste, conformément à l’esprit anglo-américain): selon Friedman l’Occident impérialiste (c’est lui qui qualifie l’Occident d’impérialiste) doit avoir peur d’un rapprochement entre l’esprit allemand (technologie) et la puissance russe (remplie de ressources, etc.) et doit consacrer ses efforts à désunir l’Allemagne et la Russie. Son auditoire est déjà vendu à la « menace russe », mais Friedman insiste que l’Allemagne aussi est imprévisible et donc pas fiable (« wild card »).

Voici l’extrait pertinent de son discours, en version originale anglaise:

 

Friedman: The question on the table for the Russians is will they retain a buffer zone that at least neutral, or will the West penetrate so far in the Ukraine that they’re 70 miles away from Stalingrad, and 300 miles away from Moscow. For Russia the status of Ukraine is an existential threat, and the Russians cannot let go. For the United States, in the event that Russia holds onto the Ukraine, where will it stop? Therefore it’s not an accident that General Hodges, whose been appointed to be blamed for all of this, is talking about pre-positioning troops in Romania, Bulgaria, Poland, and the Baltics. This is the Intermarium from the Black Sea to the Baltic that Piłsudski dreamt of.

Friedman: This is the solution for the United States. The issue, to which we don’t have the answers, what will Germany do? So, the real wild card in Europe is that as the United States builds its cordon sanitaire, not in Ukraine, but to the west, and the Russians try to figure out how to leverage the Ukrainians out; we don’t know the German position. Germany is in a very peculiar position. Its former Chancellor Gerhard Schroeder is on the board of Gazprom. They have a very complex relationship to the Russians. The Germans themselves don’t know what to do. They must export, the Russians can’t take up the export. On the other hand, if they lose the free trade zone, they need to build something different.

For the United States the primordial fear is Russian capital, Russian technology … I mean, German technology and German capital, Russian natural resources, Russian manpower, as the only combination that has for centuries scared the hell out of the United States. So how does this play out? Well, the US has already put its cards on the table. It is the line from the Baltics to the Black Sea.

For the Russians, their cards have always been on table. They must have at least a neutral Ukraine, not a pro-Western Ukraine. Belarus is another question. Now, whoever can tell me what the Germans are gonna do, is gonna tell me about the next 20 years of history, but unfortunately the Germans haven’t made up their mind, and this is the problem of Germany always. Enormously economically powerful, geopolitically very fragile, and never quite knowing how to reconcile the two. Ever since 1871 this has been the German question, the question of Europe. Think about the German question, because now it’s coming up again. That’s the next question that we have to address and we don’t know how to address it, we don’t know what they are going to do.[END OF TRANSCRIPT]

Source: http://stateofthenation2012.com/?p=22223#more-22223

Source: http://stateofthenation2012.com/?p=22223#more-22223

Il y a en ce moment deux grandes campagnes de propagande haineuse à l’échelle mondiale auxquelles on ne peut pas ne pas avoir été exposés (à moins de vivre sur une autre planète):
1- L’Ouest VS l’Islam : c’est la théorie des néoconservateurs appelée « Conflit des Civilisation », traduction de l’anglais « Clash of Civilisations », mise de l’avant par Samuel Huntington sous l’inspiration de l’écrivain « orientaliste » (en fait anti-islam et anti-arabe) Bernard Lewis. Ce modèle justifie les guerres sans fin menées par l’Occident au Moyen-orient.

2- L’Ouest VS la Russie : un autre modèle de guerre de civilisations imposé par les néoconservateurs. Ceux-ci étaient très influents à l’époque de la guerre froide et ils reviennent en force pour entraîner l’Occident en guerre contre la Russie, qui est pour eux aussi dangereuse pour l’hégémonie occidentale anglo-américaine que pouvait l’être autrefois l’URSS.

 

Le « conflit des civilisations » d’Huntington n’est que le reflet anachronique et retardataire de la séparation entre l’Église occidentale et l’Église orientale au IXe siècle de notre ère! Cette séparation était nécessaire à l’époque de la naissance du matérialisme, mais elle est absolument contraire aux nécessités spirituelles d’aujourd’hui. Car l’Europe doit maintenant réunir Ouest et Est, église romaine et église orthodoxe, modernité et spiritualité…

Quand l’Église orthodoxe et l’Église romaine (catholique) se sont séparées il y a à peu près mille ans, c’était dans un but précis: afin de préparer la mission à venir de l’Europe occidentale (devant donner naissance au matérialisme) tout en préservant l’esprit traditionnel à l’Est. Le concile de Constantinople (condamnation de l’hérétique Photios) fut adopté par l’Église romaine mais pas par l’Église orthodoxe. Ce concile d’une importance sous-estimée a imposé pour la première fois le dogme du dualisme « corps vs âme », qui creusa un gouffre infranchissable entre matérialisme (science) et religion (foi). En rejetant ce concile, l’Église orthodoxe a pu maintenir la tripartition traditionnelle de l’homme en corps, âme et esprit. Aujourd’hui, la séparation Est-Ouest doit être comblée: l’ouest matérialiste (incluant le monde anglo-américain et l’Europe de l’Ouest) doit cesser de s’opposer à l’Europe de l’Est et à la Russie. L’Est n’a jamais cessé de penser au spirituel, l’Ouest doit réapprendre cela. Actuellement, la situation politique et économique actuelle oblige l’Est à faire obstruction (jusqu’à un certain point) à l’hégémonie ploutocratique qui prévaut à l’Ouest. Le succès de la propagande de guerre de l’Ouest contre la Russie est une sorte de « conflit des civilisation » qui s’autoréalise, différent du conflit des civilisations « Ouest VS Islam » auquel nous sommes habitués, mais pas si différent au fond. C’est au fond la même division et la même guerre entre le monde traditionnaliste et le monde matérialiste. La séparation qui a eu lieu il y a mille ans entre Est et Ouest ne doit plus être. La Russie et l’Europe doivent avancer côte à côte, pas l’un contre l’autre. Prôner l’opposition et la guerre entre la Russie et l’Occident est hautement nocif, pour la même raison qu’il est nocif de prôner le « conflit des civilisations » de « l’Ouest VS l’Islam ».  Ce qui était bon il y a mille ans peut être très mauvais de nos jours en ce qu’il peut nous entraîner dans une direction qui était bonne autrefois mais plus maintenant (le mal étant un bien déplacé, un bien qui n’est pas à sa juste place). C’est le propre des impulsions retardataires, qui étaient bonnes autrefois, de nuire à la naissance des nouvelles impulsions qui doivent guider le temps présent.

Dans son introduction au recueil de communications entre Steiner et l’âme du défunt général Helmuth von Moltke (intitulé Light for the New Millennium), l’anthroposophe Thomas H. Meyer rapporte que le général a joué un rôle, dans l’une de ses incarnations passées, il y a environ mille ans, dans la séparation de l’Europe occidentale et de l’Europe orientale, alors qu’il était incarné dans le Pape Nicolas I. C’est cette même division que les partisans du conflit des civilisations entre l’Ouest et l’Est veulent réinstaurer et renforcer, or ceci est à l’opposé absolu des nécessités du temps présent. T.H. Meyer écrit:

Two maps fighting for a new shape of Europe and the World

The soul looks often back into the 9th century where the shaping of the future Europe was initiated through pope Nicholas I. Nicholas was, aided by his wise counsellor, actually drawing the new map of Europe for the second millennium. It was his mission to prepare the world historic separation of the West from the East to bring about an independent Central European culture. The ‘soul’ recognizes now what were the karmic consequences of this mission in the 9th century. One of these (dated 28 of July 1918) is expressed as follows: “It was my task then to conceive of ways to separate the East from the West. Many people were involved in this separation (…) In those days there was still a closeness to the spiritual world (…) Yet the inhabitants of Central and Western Europe were striving away from the spiritual beings. Already at that time they needed to prepare for materialism.” For only through solely looking at the world as matter for a while could man become a really free being, merely relying on sense perception and clear thoughts which, being themselves only dead images of living reality, form the basis of freedom. For the dead thought images contain no immediate driving forces, as emotions and instincts do. Therefore in any action based on thought this driving force is nothing else but man’s own free will. Herein lies the deeper meaning of developing the faculty of looking at mere material processes, at dead matter to which dead thoughts are the corresponding counterpart. This was Europe’s mission, and this mission has been achieved. Therefore modern Europe should take a new step – and use free thought now for the knowledge of supersensible realities, as done in spiritual science.

“The counsellor would often say then: The spirits will withdraw from Europe; but later on the Europeans will long for them. Without the spirits the Europeans will make their machines and their institutions. They will excel at that. But in doing so they will breed in their midst the western people who will drive ahrimanic culture to its highest peak and take their place”. Now according to a number of other messages it gets quite clear to the soul that the separation-task has been completely fulfilled with the end of the last incarnation on earth. From the message of June 22nd 1918 we learn: “In the ninth century we pushed back to the East what was of no use for the West and Central Europe (…) Our task (…) will be the opposite task from the one we had in the ninth century.” The task will now be to erect a bridge between what had to be separated a millennium ago.

From this point of view the still prevailing borderline between Roman and Orthodox Christianity which was the result of the church policy of Nicholas and which again with renewed strength runs across Europe in our own days is totally outdated.

Already in the message from 19 October 1916 we read: “It is the clearest mission of my I to work on the European relationship between the Germans and the Slavs.”

And the soul experiences it as a blessing that he was not have to wage a war against the East in the last incarnation. The bridging mission, which is his task at the end of the century and the beginning of the next can unfold itself on unspoiled ground.

Thus the Moltke individuality so to speak draws a new map of Europe and the world which obliterates the old borders between the East and the West and abolishes the frontiers between the orthodox and Roman Christendom. Within the framework of this ‘Moltke map’ it is also clear from the message of March 23rd 1918 that “we may not approach the East with purely economic thinking; we have to think in such a way that the East can reach a spiritual understanding of the Middle European. Otherwise ‘the Beast’ will be unable to spiritualize itself. We need to bear the thought within us: in the East many people are ‘waiting’ who must be ‘found’, for they would be able to understand, if one spoke to them in the right way. Any attempt to reach an understanding with those ‘people of the East’ who have become ‘western’ is futile. The ‘West’ corrupts these people (…)” (16)

(…)

This spiritual map with the realization of which the individuality sees himself deeply connected for the present and near future stands in the sharpest possible contrast to the main forces now shaping European and World politics. We should like to remind our readers of a map published in the British magazine the Economist in September 1990 (1-7), just one hundred years after The Kaiser’s Dream was published in the magazine Truth. On this map which is accompanied by a very serious commentary we see a huge continent called Euro-America, another huge continent called Euro-Asia and some huge islands called Islamistan, Confuciana and Hinduland. On the earth of Euro-America we see a kind of kneeling pilgrim father, on the soil of Euro-Asia an orthodox pope.

‘A Survey of Defence and the Democraties’ , from The Economist, 1 September 1990.

If we look closely enough we see that the two halves of Europe are exactly divided along the borderline of Roman Catholicism and the orthodox belief! This map is in perfect tune with the new political philosophy of Samuel Huntington which outlined the coming clashes between the different types of world civilisations based on different religions and confessions. And both this map and Huntington’s philosophy are being actually put into outward historical reality. All the countries now admitted to the European Union belong, according to this criteria, to Euro-America. And the NATO expansion towards East functions according the same principle of division. On the hand old religious beliefs which are strengthened again, on the other ‘purely economic thinking’, the false ‘bliss’ of the so called free market for the East.

In reality, the map from The Economist, the corresponding philosophy of clashes of civilisations and both their realization in European and world politics today are nothing else then a renewal of the impulses of Nicholas in the 9th century. According to the insight of the Nicholas-Moltke individuality however they are – viewed from a higher vantage point – totally anachronistic, in other words nothing less than ‘new’.

This means that on the level of international politics the real conflict at the end of this century is by no means that between different civilisations as Huntington suggests, but the somewhat more hidden conflict between the renewal of impulses which were adapted to the need of the second millennium, and those needed by humanity for the third millennium. And whereas The Economist map is an expression of the former impulses, the ‘Moltke map’ implicitly contained in some of the after death messages of this book is the only really new map for Europe and the world that has hitherto been designed. And because the old one is not appropriate any more to modern humanity it can only create but chaos. (…)

Pour ceux qui s’intéressent aux explications de Steiner sur l’hégémonie occidentale et son besoin impératif de diviser l’Ouest de l’Europe et l’Est de l’Europe, je conseille de lire sa note écrite de 1917, diffusée pour la première fois en 1999 dans « Der Europäer », p.2:

Traduction française:

Première diffusion de la note en 1999 dans « Der Europäer », p.2: http://www.perseus.ch/PDF-Europaer/JG_03/Europaer_05_1999.pdf
Unique traduction anglaise, du site Perseus fondé par Th. Meyer: http://www.perseus.ch/PDF-Dateien/fundamental.pdf

VERSION FRANÇAISE

Une indication fondamentale de Rudolf Steiner (note écrite)

La lutte pour la culture future embryonnaire de l’humanité en Russie

Il existe un groupe de personnes qui donnent le ton pour le développement de l’humanité d’aujourd’hui; ils veulent gouverner la terre en utilisant la mobilité des impulsions économiques capitalistes. À ce groupe appartiennent tous les hommes que cette structure de pouvoir est capable de se lier et d’exploiter par des moyens économiques d’organisation. Le facteur essentiel est que ce groupe sait qu’il se trouve une population dans la région du territoire russe qui n’est pas encore formée ou « organisée » en ce qui concerne l’avenir; elle contient l’impulsion en germe pour un futur développement socialiste. L’objectif bien défini est d’amener cette impulsion socialiste en germe sous le contrôle du groupe antisocial. Cet objectif du groupe antisocial devient impossible à partir du moment où l’Europe centrale se met à apprécier et sympathiser avec l’impulsion en germe à l’Est et cherche à s’unir avec elle. C’est seulement parce que ce groupe se trouve dans le monde anglo-américain que s’est formée l’actuelle constellation d’alliances (1): elle est un facteur subordonné qui cache tous les véritables conflits et intérêts. Elle cache en particulier le fait véritable qu’une lutte fait rage entre les « Pluto-autocrates » anglo-américains (2) et les peuples d’Europe centrale quant à savoir qui doit guider l’impulsion culturelle russe en germe. Si l’Europe centrale révélait ce fait au monde, une constellation fausse serait remplacée par une vraie. Pour cette raison, la guerre va se poursuivre sous une forme ou une autre pendant longtemps jusqu’à ce que les peuples allemand et slave s’unissent dans le but commun de libérer l’humanité du joug de l’Occident.

    Il n’y a que deux possibilités: soit on démasque le mensonge avec lequel l’Occident est obligé de fonctionner s’il veut l’emporter, il faut dire: les dirigeants de la cause anglo-américaine font la promotion d’un mouvement qui tire son origine d’impulsions antérieures à la Révolution Française et qui a l’intention d’atteindre la domination du monde à travers les leviers de pouvoir fournis par le capitalisme; pour atteindre ce contrôle ces dirigeants utilisent des impulsions de la Révolution, mais seulement comme des phrases vides, derrière lesquelles ils cachent leurs véritables motivations. (3) Dans le cas contraire, si l’on ne démasque pas ce mensonge, on laisse le contrôle mondial aux mains d’un groupe occulte œuvrant dans le monde anglo-américain, jusqu’à ce que dans le futur, émanant du territoire allemand-slave subjugué, à travers des bains de sang le véritable objectif spirituel de la terre soit sauvé.

     Rudolf Steiner

Notes:

1) L’alliance (au cours de la Première Guerre mondiale) entre la Grande-Bretagne et la Russie: elle dissimule l’intention profonde d’amener la Russie sous la tutelle de la domination de l’Occident.

2) Ce terme de Steiner est une combinaison intensive de «ploutocrate» (quelqu’un qui exerce le pouvoir par la richesse; Pluton est le dieu de la richesse et de l’argent) et «autocrate» (dictateur détenant et usant d’un pouvoir sans partage).

3) Ces «phrases vides» introduisent, par exemple, la Déclaration générale des droits de l’homme. L’Article 1 stipule: «Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils (…) doivent se rencontrer dans un esprit de fraternité. »

 

 

VERSION ANGLAISE

The Struggle for Mankind’s Embryonic Future Culture in Russia

(Trad. N. Dodwell. Annotated by Th. Meyer)

«There exists a group of people who set the tone for the development of mankind today; they wish to rule the earth by utilising the mobility of the capitalist economic impulses. All circles of men belong to this power structure which this group is able to bind and harness to its ends (“organise”) through economic means. The essential factor is that this group knows that there lies a population in the region of the Russian territory that is not yet formed or “organised” as regards the future; it contains the budding impulse for a future socialist development. The well-defined goal is to bring this budding socialist impulse under the control of the anti-social group. This goal cannot be reached if Middle Europe summons up appreciation and sympathy for the budding Eastern impulse and seeks to unite with it. Only because this group is located within the Anglo-American world has the present constellation of alliances arisen (1): it is a subordinate factor which conceals all the real conflicts and interests. It especially conceals the true fact that a struggle is taking place between the Anglo-American “Pluto-Autocrats” (2) and the people of Middle Europe as to who shall guide the budding Russian cultural impulse. The moment that Middle Europe reveals this fact to the world, an untrue constellation will be replaced by a true one. For this reason the war will continue in one form or another for so long until the German and the Slav peoples have joined together with the common goal of liberating mankind from the yoke of the West.

There are only two possibilities: either one must unmask the lie with which the West is obliged to operate if it is to have success, one must say: the leaders of the Anglo-American cause promote a movement originating from impulses which arose before the French Revolution and which intends to achieve the control of the world through the means of power provided by capitalism; to achieve this control these leaders make use of the impulses of the Revolution, but only as empty phrases, behind which they conceal their realmotives. (3) Otherwise,if one doesn’t do this, one surrenders world control to an occult group within the Anglo-American world,until sometime in the future, emanating from the subjugated German-Slavic territory, through rivers of blood the true spiritual goal of the earth will be saved.»

 

1) The alliance (during the First World War) between Britain and Russia: it conceals the deeper-lying intention to bring Russia under the educational domination of the West.

2) This term of Steiner’s is an intensifying combination of «plutocrat» (someone who exercises power through wealth; Pluto is the god of wealth and money) and «autocrat» (dictator wielding undivided power).

3) Such «empty phrases» introduce, for example, theGeneral Declaration of Human Rights. Article 1 reads: «All men are born free  and equal in dignity and rights. They (…) are to meet in the spirit of fraternity. » (Accentuation by Th. Meyer.)

 

 

« Derrière le voile des événements »: même propos que dans la note écrite précédente sur le futur de l’humanité en Russie et le plan des loges de dominer le monde par l’économie :

(..) On devra renoncer, dans le domaine occulte, à insérer l’homme lui-même dans ces rouages mécaniques d’une façon que la théorie darwinienne de la sélection soit abusivement appliquée à la détermination de la force de travail de l’homme, comme je vous l’ai décrit la dernière fois dans un exemple. 

Je fais allusion à toutes ces choses, qui ne peuvent évidemment pas être traitées de manière exhaustive en si peu de temps, parce que je me dis que vous continuerez à les méditer, que vous essayerez de créer un lien entre tout cela et vos propres expériences de vie, surtout ces expériences que l’on peut faire justement aujourd’hui, en ces temps difficiles. 

Vous verrez combien de choses s’expliquent si vous les considérez à la lumière qui peut vous venir de telles idées. Car vraiment, il ne s’agit pas, à notre époque, de forces et de combinaisons de forces qui se font face comme on le dit dans la vie exotérique extérieure, mais il s’agit de tout autre chose : on veut effectivement aujourd’hui recouvrir d’un voile les vraies impulsions qui sont en jeu. Il est tout à fait vrai que certaines forces humaines travaillent à sauver quelque chose pour elles. Sauver quoi ? Certaines forces humaines travaillent à représenter les impulsions qui étaient des impulsions justifiées jusqu’à la Révolution française et qui étaient aussi représentées par certaines écoles occultes, à les représenter maintenant dans une attitude de retenue ahrimanienne-luciférienne ; les représenter de manière à maintenir un ordre social que l’humanité croit avoir dépassé depuis la fin du XVIIIe siècle. 

Deux puissances, surtout, se font face : les représentants du principe qui fut dépassé vers la fin du XVIIIe siècle et les représentants de l’époque moderne. Instinctivement, un grand nombre de personnes sont évidemment des représentants de l’impulsion de l’époque moderne. C’est pourquoi ceux dont on veut qu’ils soient des représentants des anciennes impulsions, datant encore des XVIIIe, XVIIe et XVIe siècles, doivent être insérées de manière artificielle dans les forces qui émanent de certaines confréries agissant selon un égoïsme de groupe. Le principe le plus efficace, de nos jours, pour étendre son pouvoir sur autant de gens que nécessaire, est le principe économique, le principe de la dépendance économique. Mais celle-ci n’est que l’instrument. Il s’agit en réalité de tout autre chose. Ce dont il s’agit, c’est justement ce que vous pouvez déduire de toutes les allusions que j’ai faites. Le principe économique se relie à tout cela pour faire d’un grand nombre de personnes du monde entier, pour ainsi dire, une armée de défense de ces principes. 

Voilà ce qui s’affronte. Nous trouvons là des indications sur ce qui combat actuellement dans le monde : à l’Ouest, le principe bien ancré des XVIIIe, XVIIe et XVIe siècles, qui fait en sorte de passer inaperçu en endossant les slogans de la Révolution, les slogans de la démocratie, en adoptant ce masque et en s’efforçant, de cette manière, d’obtenir le plus de pouvoir possible. Il est avantageux, pour cette tendance, que le plus grand nombre de gens possible ne cherchent pas à considérer les choses telles quelles sont et se laissent bercer d’illusions, se laissent bercer par cette mâyâ que l’on peut par exemple traduire en mots en disant qu’il existerait aujourd’hui une guerre entre l’Entente et les Empires centraux. 

Cette guerre n’existe pas, en réalité, mais c’est de toutes autres choses qu’il s’agit, de choses qui sont les vraies réalités, derrière cette mâyâ. Cette dernière allégation, le combat de l’Entente contre les Empires centraux, n’est qu’illusion. Ce qui est en lutte l’un contre l’autre, on le découvre si on regarde derrière le voile des événements, en les éclairant pour soi d’une manière que je ne fais qu’indiquer à demi-mot, justement pour certaines raisons. Il faut au moins essayer pour soi de ne pas prendre les illusions pour des réalités : alors l’illusion se dissipera peu à peu, dans la mesure où elle doit se dissiper. Il faut surtout, aujourd’hui, s’efforcer de voir les choses telles qu’elles se présentent à l’esprit vrai, non prévenu.(…)

(25 novembre 1917, Derrière le voile des événements, GA 178)

 

 

 

 

 

Cela rejoint le mémorandum de Steiner de 1917 sur la responsabilité de la Grande guerre (alors que tout le monde accusait l’Allemagne). Il paraît que ça vient tout juste d’être traduit en français et que ça a été publié pour la première fois en français en 2014, soit la même année que les commémorations du centenaire de la Grande guerre.

 http://www.triarticulation.fr/EltsHisto/Memos.html

LES MÉMORANDUMS
DE JUILLET 1917

Par Rudolf Steiner
Il aura fallu attendre que commencent les commémorations de la guerre de 14-18 pour que soit rendue disponible en français les tentatives que firent R. Steiner et ses amis auprès des dirigeants d’alors pour donner sinon un cours différent à l’histoire, au moins une compréhension de ce qui y est (encore ?) en jeu et une voie pour en sortir. La France était alors dans l’Entente, nos amis Belges et Suisses étaient « neutres ». Peut-on dire comprendre notre temps, et aussi l’anthroposophie elle-même, et oublier ce qui se joua là ?

Alors même qu’un président socialiste français vient de commémorer l’assassinat de Jaurès sous des sifflets de ceux qui l’ont élu, il est enfin possible maintenant de lire ce que préconisaient parmi les meilleurs en Europe du centre.

F.G. 27 avril, 2014

Premier mémorandum 13/07/1917

Deuxième mémorandum (première version) 22/07/1917

Deuxième mémorandum (version définitive) 17/02/1918 (?)

 

Pour le déroulement de l’année 1917 et les conditions de leur rédaction
voir L’année 1917
À la mémoire d’un événement spirituel et historique mondial par Hella Wiesberger

 

Extrait du 1er memorandum sur la Grande guerre, Rudolf Steiner, 1917, en version française:

« La base qui nous est offerte par l’Entente et qui a été reprise par Wilson rend la paix impossible. Si aucune alternative n’est trouvée, le peuple allemand ne peut être amené que par la force à l’acceptation de ce programme et le cours ultérieur de l’histoire européenne fera la démonstration de la justesse de ce qui a été dit parce que la réalisation du programme de Wilson conduira les peuples européens à la ruine. Il faut voir la situation en Europe centrale sans illusion au regard de ce que ces personnalités ont cru pendant tant d’années et considéré comme étant de leur point de vue la loi du développement mondial: que la race anglo-américaine est propriétaire de l’avenir du développement mondial et qu’elle devrait assumer la responsabilité de l’héritage de la race latine et de l’éducation de la race russe. Quand un Anglais ou Américain qui s’estime être un initié énonce cette formule de géopolitique, il est toujours mis en évidence que l’élément allemand ne devrait avoir aucun mot à dire dans l’ordre du monde en raison de son insignifiance dans les affaires politiques du monde, que l’élément latin n’a pas besoin d’être pris en compte car il mourra dans tous les cas, et que l’élément russe a quelqu’un qui se charge d’être l’éducatrice de cet élément. On n’aurait pas besoin de prendre au sérieux une telle confession de foi si elle ne vivait que dans la tête de quelques personnes inclinées à la fantaisie politique ou à l’utopie. Pourtant, la politique anglaise utilise d’innombrables moyens de faire de ce programme dans le contenu pratique de sa véritable politique globale, et dans la perspective de l’Angleterre la coalition actuelle (dans laquelle elle se trouve) ne pouvait pas être mieux adaptée pour faire en sorte que ce programme devienne réalité. »
Le même extrait du 1er mémorandum de 1917, en version anglaise:

« The basis that is offered to us by the Entente and which has been taken up by Wilson makes peace impossible. If no alternative is found, then the German people can only be brought by force to acceptance of this programme and the further course of European history will demonstrate the correctness of what has been said because the realization of Wilson’s programme will bring the European peoples to ruin. One must view the situation in Central Europe without illusion with regard to what those personalities have believed for so many years and considered from their point of view as the law of world development: that the Anglo-American race owns the future of world development and that it should take over responsibility for the inheritance of the Latin race and for the education of the Russian race. When an Englishman or American who deems himself to be initiated sets out this geo-political formula, it is always made clear that the German element should have no say in the ordering of the world because of its insignificance in world political matters, that the Latin element does not need to be considered because it will die out in any case, and that the Russian element has someone who makes himself into this element’s educator. One would not need to think too much of such a confession of faith if it lived in the heads of a few people inclined to political fantasy or Utopia. Yet English politics uses countless means to make this programme into the practical content of its real global policy, and from the perspective of England the present coalition (in which it finds itself) could not be better suited for turning this programme into reality. »

Extrait du 2e Memorandum sur la Grande guerre, 2e version, Rudolf Steiner. 1917:

Les objectifs réels de la guerre de l’Entente ont été voilés d’une manière douteuse dans la manière dont M. Wilson exprime ses intentions. On ne saurait éviter de traiter avec ceux-là (les objectifs voilés) lorsqu’on a à faire à celles-ci (les intentions exprimées). Atteindre la plus habile réfutation conceptuelle de «programme» Wilson n’est pas pertinente à ce stade. Nous ne traitons pas d’arguments visant à distinguer qui est juste de ce qui ne l’est pas. Dans le domaine qui nous intéresse ici, la seule chose importante est ce qui se passe maintenant et ce qui a le potentiel de faire en sorte que des choses se produisent. Et les pensées que l’on pense et que l’on prononce comme semences pour les actions présentes et futures n’ont de valeur que lorsqu’elles sont portées dans le sens indiqué ici. Les paroles de Wilson ne sont pas parlées par un ami littéraire de l’humanité. Elles sont la bannière sous laquelle les Américains s’arment ainsi que les actes que l’Entente a accompli contre l’Europe Centrale a pour combattre au nom de ce qui est proclamé sur cette bannière qui est d’aller se battre pour le bénéfice de l’humanité, pour la libération des peuples. L’Entente et Wilson disent ce pour quoi ils prétendent combattre. Ces mots ont le pouvoir de la publicité. La puissance de leur publicité devient de plus en plus grave. Il y en a certains en Europe Centrale qui refuseront d’admettre qu’ils ne font que répéter les paroles de Wilson, mais leurs idées ne sont pas différentes de ses paroles. Quiconque connaît les origines de la guerre de manière profonde ne peut que souligner la nécessité que le programme Wilson-Entente en Europe Centrale subisse le rejet plus fort dans les faits. Parce que les perspectives réelles de ce programme (en plus de provoquer la cécité morale) résident dans sa volonté d’utiliser les instincts des peuples d’Europe Centrale et de les manipuler inconsciemment par des moyens moraux et politiques pour les conduire dans un état de dépendance économique vis-à-vis des Anglo-Américains. Toute personne qui sait que dans les milieux des Initiés anglais la «guerre mondiale à venir» fait l’objet de discussions depuis le dernier siècle comme étant l’événement devant mener la race anglo-américaine à la domination du monde, ne pourra jamais prendre au sérieux les prétentions des dirigeants de l’Entente disant qu’ils ont été pris par surprise ou qu’ils voulu empêcher la guerre, même si ces excuses données par les dirigeants, telles qu’elles sont exprimées pour le moment, peuvent être subjectivement vraies de leur point de vue. Ceux qui ont parlé de la «guerre mondiale à venir» comme d’un événement inévitable comptent sur de véritables forces historiques appartenant aux peuples européens. Ils comptent sur les instincts des Européens, à savoir les peuples Slaves. Et ils voulaient guider et utiliser les idéaux des peuples Slaves de telle manière qu’ils soient au service de l’égoïsme national des Anglo-Américains. Ils comptent en outre sur le déclin du monde latin sur les ruines duquel ils veulent construire leur propre empire. Ils comptent donc sur les perspectives historiques à grande échelle des peuples et des nations qu’ils veulent mettre au service de leurs propres objectifs. Et ces objectifs conduisent à l’objectif d’écraser les structures d’Etat en Europe Centrale, bien que cela soit nié fortement du côté de l’Entente. Il est bon de souligner d’une façon complètement lucide que l’objectif des dirigeants de l’Entente est d’écraser l’Europe Centrale parce que la seule réponse possible aux déclarations très efficaces de l’Entente est de souligner cet objectif. Or c’est une réponse négative puisqu’elle veut réfuter ce qui est dit par l’Entente comme n’ayant pas de valeur. Par conséquent, la réponse suivante sera positive ce qui signifie montrer que les faits en l’Europe centrale s’opposent à l’Entente. Ce n’est qu’en reconnaissant qu’il en est ainsi que l’Europe centrale pourra apporter ces impulsions qui conduiront hors du présent chaos. Le groupe d’Etats Central Européen ne peut que prendre la position de rendre le programme de l’Entente inapplicable en prenant des mesures appropriées. Ce programme de l’Entente (plus ou moins parlé ou tacite) repose sur trois propositions:

  1. que le regroupement d’Etat européen historiquement développé ne doit pas (du point de vue de l’Entente) être reconnus comme étant les responsables de la résolution des problèmes ethniques européens;
  2. que le regroupement d’Etats Central Européen ne doit pas rivaliser avec les Anglo-Américains, mais devrait plutôt être dans une relation de dépendance.
  3. que les relations culturelles et spirituelles de l’Europe Centrale et Orientale seront ordonnés dans l’intérêt de l’égoïsme national anglo-américain.

Seul celui qui reconnaît que la traduction de ces trois points dans le langage du programme Wilson-Entente est la même que celle utilisée par Wilson dans sa lettre aux Russes est capable de voir à travers ce qui se passe.

Il se peut aussi que grâce à la pression des événements, nous allons obtenir la paix dans un avenir proche. Peut-être que c’est ce qui se passera si l’Angleterre voit qu’elle ne peut plus se maintenir en ce moment sans consentir à mettre fin à la guerre. Tout ce qui ne modifie pas les éléments essentiels du côté Anglo-Américain. Si les Anglo-Américains croient qu’il est possible de continuer la guerre, alors ils vont continuer à habiller les trois points ci-dessus dans la phraséologie de la lettre de Wilson: «Car ce sont des choses que nous avons toujours professé à désirer, et à moins que nous versons le sang et le trésor maintenant et que nous réussissons, nous ne pourrons jamais être en mesure d’unir ou de démontrer la force de conquérir à nouveau dans la grande cause de la liberté humaine».

Si les puissances dirigeantes en Angleterre sont tenues de laisser la guerre prendre fin dans un proche avenir, alors les futures politiques, qui resteraient orientées vers les trois points ci-dessus, seraient formulées ainsi: «Nous voulions sacrifier de l’argent et du sang pour la libération humaine, nous l’avons fait à un haut degré tandis que les puissances d’Europe Centrale ont toujours eu uniquement l’intention contraire. Nous n’avons pour l’instant que partiellement prévalu contre ces puissances. Notre objectif n’est aucunement diminué à nos yeux, car il est le but de l’humanité. »

Le véritable contenu de ces intentions ne sera contrecarré que si, dans l’action concrète, l’Europe Centrale est prise sur la base de cette connaissance: à l’Ouest, les gens donnent à la domination par les Anglo-Américains le nom de libération de l’homme et de démocratie. Et parce que ç’en est une (une démocratie), l’impression est créée comme quoi il y avait là un véritable désir de libérer l’humanité. Pour l’emporter contre les effets de cette tromperie épouvantable, contre les effets d’un égoïsme racial inné vêtu d’une morale impossible, l’Europe Centrale doit se concentrer sur son approche de la pleine vérité de l’affaire.
Le même extrait du 2e Memorandum sur la Grande Guerre, Rudolf Steiner, 1917, en version anglaise:

The Entente’s real war aims have been veiled in a questionable way in the manner in which M. Wilson gives expression to his intentions. One cannot avoid dealing with the former when dealing with the latter. Achieving the cleverest conceptual refutation of the Wilson ‘programme’ is not of relevance at this time. We are not currently dealing with arguments to distinguish who is right and who is not. In the area with which we are here concerned the only thing of value is what happens or has the potential to make things happen. And thoughts that are thought and spoken of as seeds for present and future actions only have value when they are carried in the sense here indicated. Wilson’s words are not spoken by a literary friend of humanity. They are the banner to which the Americans are arming themselves, and the deeds that the Entente have accomplished against Central Europe has to fight against that which is proclaimed under this banner as going into battle for the benefit of humanity, for the liberation of peoples. The Entente and Wilson say what they allege they are fighting for. These words have the power of advertisement. The power of their advertisement becomes progressively more serious. There are people in Central Europe that surely will not admit that they are repeating Wilson’s words, yet their ideas are not dissimilar to his words. Anyone who knows the origins of the war in a deeper sense cannot but stress the necessity that the Wilson-Entente programme in Central Europe should suffer the sharpest rejection through the facts. Because the real prospects of this programme (next to his causing moral blindness) lie in its wanting to use the instincts of Central and Eastern European peoples to manipulate them unconsciously by moral and political means towards economic dependence on the Anglo-Americans. Anyone who knows that in circles of English initiates the « coming world war » was spoken about since the last century as the event that must bring the Anglo-American race to world dominance, cannot take seriously that leaders of the Entente claim they were surprised or wanted to prevent the war even if these assurances by the leaders, as they are expressed at the moment, may be subjectively true for them. Those who spoke of the « coming world war » as an inevitable event count on true historical forces of European peoples. They count on the instincts of the Europeans, namely the Slavic people. And they wanted to guide and use the ideals of the Slavic peoples in such a way that they would become of service to the national egotism of the Anglo-Americans. They count further on the decline of the Latin world on whose ruins they want to build their own empire. They thus count on the large-scale historic perspectives of peoples and nations that they want to bring into the service of their own goals. And these goals lead to the purpose of crushing the Central European state structures, however strongly this is denied from the side of the Entente. It is right to emphasize in a completely clear-headed fashion that the goal of the leaders of the Entente is to crush Central Europe because the only possible response to the very effective statements of the Entente is to emphasize this goal. But a response which is negative because it wants to refute what is said by the Entente has no value. Therefore the following answer will be positive which means pointing to the facts that oppose the Entente from Central Europe. Only by recognition that this is so can Central Europe bring those impulses that will lead out of the chaos of the present. The Central European state grouping can only adopt the position of making the programme of the Entente unworkable by taking appropriate measures. This Entente programme (more or less spoken or unspoken) rests on three propositions:

  1. that the historically developed European state grouping must not (from the standpoint of the Entente) be recognized as the ones which are responsible for solving the European ethnic problems;
  2. that the Central European state grouping must not compete with the Anglo-Americans but should, rather, be in a relationship of dependence.
  3. that the cultural-spiritual relations of Central and Eastern Europe will be ordered in the interest of Anglo-American national egotism.

Only someone who is able to recognize that the translation of these three points into the Wilson-Entente language is the same as used by Wilson in his letter to the Russians is able to see through what is happening.

It may also be that through the pressure of events we will get peace in the near future. Perhaps this will happen if England sees that it cannot any longer sustain itself at the moment without consenting to ending the war. All that does not alter the essentials on the Anglo-American side. If the Anglo-Americans find it possible to continue the war, then they will continue to clothe the three above points in the formula of Wilson’s letter: « For these are things we have always professed to desire, and unless we pour out the blood and treasure now and succeed, we may never be able to unite or show conquering force again in the great cause of human liberty ».

If the leading powers in England are obliged to allow the war to end in the near future then the future policies, which would remain oriented to the above three points, would be formulated: »We wanted to sacrifice money and blood for human liberation, we have done it in a high degree while the Central European powers have been intent only on the opposite. We have for the time being only partially prevailed against these powers. Our goal stands undiminished before our eyes because it is the goal of mankind. »

The true content of these intentions will only be countered if in Central Europe practical action is taken according to this knowledge: in the West people call domination by the Anglo-Americans human liberation and democracy. And because this is one, the impression is created as if there was a true wish to liberate humanity. To prevail against the effects of this appalling deception, against the effects of an innate racial egotism clothed in an impossible morality, Central Europe must concentrate its approach on the full truth of the matter.

 

Citations de Rudolf Steiner sur la Grande Guerre, le rôle des Germains et des Slaves: 

« De même que l’élément latin s’est éparpillé dans la zone de puissance de la population anglaise, l’élément slave s’est dispersé dans la population germanophone. Mais cet élément ne vient pas du passé, on pourrait le comparer à des éclairs de chaleur, les éclairs annonciateurs de l’avenir. Car le slavisme, qui commence en Russie, est avenir, il est le germe, et les Slaves en poste avancé sont comme les précurseurs de ce qui se prépare, de l’avenir du monde allemand d’Europe centrale, tout comme l’élément latin est l’ombre du passé du monde anglophone occidental. »
« Il y a quelques semaines (14), j’ai expliqué ici que, dans notre conception de l’univers, notamment dans notre mode de représentation actuel, vivent encore beaucoup d’éléments de l’Ancien Testament, et que le nerf véritable du christianisme n’a encore que peu pénétré le monde. La caractéristique du culte de Iahvé est en effet qu’il concerne tout ce que nous n’acquérons pas entre la naissance et la mort, mais que nous recevons en héritage, ce qu’il y a dans notre sang et qui n’a d’influence autrement que pendant notre sommeil, lorsque nous sommes hors de notre corps. À notre époque, la conception selon Iahvé vit encore sous bien des aspects. Elle ne peut s’élever jusqu’à la conception christique que si l’on s’attache avec force à la compréhension du monde spirituel en cette époque intellectualiste, cela non par ce qui nous est donné à la naissance, mais par ce qui nous est inculqué par l’éducation. De par sa nature même, l’ouest n’est pas prédestiné à passer du culte de Iahvé à celui du Christ, ce sont les peuples du centre et de l’est de l’Europe qui le sont. Cela vaut, bien entendu, pour ce qui est propre au peuple, non pour l’individu. De là la nature singulière du penser wilsonien, reposant encore complètement sur les représentations de l’Ancien Testament, qui, même s’il le conteste, veut détruire ce qui cherche à se frayer spirituellement un chemin dans les pays du centre et de l’est. C’est pourquoi il est tout à fait inexplicable que de nos jours, à l’heure où ce qu’on voulait éliminer l’a bel et bien été, où les peuples auxquels, comme on l’a affirmé, on ne voulait aucun mal, continuent de vivre, on cultive encore le même raisonnement sous toutes sortes de prétextes. On continue à le cultiver, car on se défend en réalité contre ce qui, dans les pays du centre et de l’est, est apparu au cours des derniers siècles et qui est nécessaire au développement spirituel de l’humanité. On n’a pas envie de s’engager dans ces choses. »
« With this hasty survey, certainly inexact, we come to modern times. And at this point the human spirit is, in a sense, brought to a standstill by the misery of the Thirty Years War which passed over Europe, particularly Central Europe, and had been preceded by a wonderful exaltation of all hearts to liberty, in such movements as that of Zwingli, Huss, and others like them. We see here, without yet being able to understand it completely, but so that it is clear, this whole misery of the Thirty Years War fanned and provoked by a spirit which already contained much of the later Jesuit spirit. And we see, under the influence of this impulse, ostensibly cultivating the spirit, just those forces grow up which have let loose materialism in Europe. We see that period approach, in which a philosophy of life, only directed, from the point of view of inner human perception, towards the material, cannot grasp the material, because it will not grasp the spirit in matter. We see a philosophy of life sweep Europe, denying freedom, because it desires to restrict everything that aspires to freedom within the limits of a rigid, blind obedience. »
« What took place in March — the fall of the Czar — has a metaphysical character. One can only understand it if one has in mind its metaphysical character. Why then was there a Czar at all? The question can be grasped in a higher sense than in the external trivial-historical sense. Why was there a Czar at all? If one disregards individual pacifist cranks who have seen something serious in the tomfoolery of the Czar’s Peace-Manifesto, then one must say: even those who from all sorts of reasons have ranged themselves with the Russian realm have not loved Czardom. And in those who loved it, the love was certainly not very genuine. But why was there a Czardom? There was a Czardom — my dear friends, I will now express it paradoxically, somewhat extremely: — so that Europe had something to hate. It was necessary to provoke those forces of hatred. There was a Czardom, and the Czardom behaved as it did, so that Europe had something to hate. Europe needed this hate as a sort of fresh impetus to something else. The Czar must be there in order in the first place to serve as the point on which the hatred concentrated; for a wave of hatred was prepared, as may now even be seen externally. What is now taking place will be transformed into powerful feelings of hatred. It will no longer be possible to understand these, as the sympathy and antipathy of former times were to be understood — from the aspect of the physical plane. For, my dear friends, not mere human beings will hate. Central and Eastern Europe will be hated, not by men, but by certain demons which will dwell in men. The time will certainly come when Eastern Europe will perhaps be hated even more than Central Europe. »
 
« These forces certainly stream outwards from Central Europe and make themselves felt elsewhere in many ways. But if you look closely you will find also in Central Europe the forces that oppose those I have described. Consider, for instance, that the first opposition to the theocratic, cultic element of the Spanish and Italian South came from Central Europe. It reached a certain climax in Luther and its greatest profundity in the mysticism of Central Europe. Not only German elements worked here, for mingled in the Central European stream were also Slav elements. Here there was a desire not for the Christianity of the Papal hierarchy, but for precisely that inwardness that had been hollowed out in the South. Savonarola was, after all, simply executed. This inwardness lived in the Czech, John Huss, and in Wyclif who stemmed from the Germanic element in England, and in Zwingli, and in Luther. Its more profound element is to be found in the mysticism of Central Europe, which, by the way, is very close to the Slav element. Precisely these relationships show how things fulfil themselves in a remarkable way. For Central Europe backed up by the Slav element is, in this, certainly an opponent of the periphery. So although they are in many aspects still disunited politically, Central European influences and Slav influences work together. In an occult sense, too, they work together fundamentally in a wonderful way. »

« Les causes de la Première Guerre mondiale ? Le partage du monde et la peur du mouvement social » De Jacques R. Pauwels (7 nov. 2014) Depuis longtemps, les grandes puissances mondiales la voulaient, cette guerre. Pour s’approprier des colonies et pour en finir une fois pour toutes avec les idées révolutionnaires qui gagnaient de plus en plus toute l’Europe.
VIDEO – Jacques Pauwels: La Grande Guerre 14 -18, le résultat d’un incident à Sarajevo ? «Pas du tout…» « Les gens de biens contre les gens de rien » ou bien comment, pendant les décennies de la Belle Epoque, les élites des deux côtés ont préparé cette revanche contre le peuple. Comment elles préféraient la guerre à la révolution qu’elles redoutaient tant.
The Great Class War 1914-1918 Summary of Dr. Jacques Pauwels’ new book, “The Great Class War of 1914-1918”: (…) These gentlemen did not “sleepwalk” into the war, but entered it with a clear head and open eyes. The European elite expected that war would bring great benefits.  War would make it possible to put an end to the process of political and social democratization, a process that had started with the French Revolution in 1789. In other words, it would offer the elite an opportunity to arrest, and perhaps even to “roll back” the rise of the allegedly ignorant and dangerous lower classes, which threatened its power, wealth and privileges.  The elite also believed that war would exorcize the spectre of social revolution, eliminating that danger once and for all.

Les socialistes ne sont pas les seuls ni même les premiers à avoir compris la dialectique guerre-révolution. L’intellectuel fasciste Lawrence Dennis, qui a influencé Joseph P. Kennedy, Harry Elmer Barnes, Francis Parker Yockey, Willis A.Carto, Michael Collins Piper, etc., a exposé ce principe dans son livre The Dynamics of War and Revolution.
PDF-Lawrence Dennis – The Dynamics of War and Revolution

Alain Soral et Dieudonne Mbala : Les épouvantails au service de l’Eurasie

Crisis of Civilisation, Chapter XVIII. Russia in the Antagonism of “Eurasians” and “Atlantists, by Gennady Bondarev

The Secret of Eurasia: The Key to Hidden History and World Events  By Mehmet Sabeheddin

Red Star Over Shambhala: Soviet, British and American Intelligence and the Search for Lost Civilisation in Central Asia Dr. Richard Spence

V. V. Putin and Eastern Wisdom By Mehmet Sabeheddin

From Synarchy to Shambala: The Role of Political Occultism and Social Messianism in the Activities of Nicholas Roerich Markus Osterrieder

Synarchy: The Hidden Hand Behind the European Union by L. Picknett and C. Prince, 2012

Mouvement synarchique d’empire – Pacte synarchique révolutionnaire pour l’empire français

Rhodes, Russia and the “Islamic State”

Posted by Terry Boardman on Oct 10, 2014 in east west issues, First World War, most recent, nwo | 0 comments

This article first appeared in New View  magazine Issue 73 Oct. – Dec. 2014

(…)

Plans for Russia

Cecil Rhodes once said that he would annexe the stars if he could and some American dreams are not dissimilar, as Star Trek, Star Wars and many other such Hollywood films have shown us. How does the elite ruling this modern global Rhodes-ian state – which, like Rhodes himself, has a gargantuan appetite and will – plan to act in the Middle East? In an article in New View in 2011 (10) I drew attention to the two kinds of revolutions that might well be about to emerge in the Middle East in a kind of parallel to what happened in Russia in the year 1917 – the first an apparently pro-western, supposedly more liberal uprising within the countries of the region against the older authoritarian regimes that ruled them, and then a fanatical pan-Islamist movement for a restored Islamic Caliphate would emerge that would seek to rule the entire Islamic world in a single state. I wrote three years ago in New View: “If we see little that is constructive resulting from the new regimes that replace the Middle eastern autocracies, then we should not be surprised to find the Muslim vacuum being filled with something far more radical…something calling for a Caliphate that would claim to restore to Muslims, and especially young Muslims, their ‘dignity’ vis-a-vis the West. And this something would inevitably be smeared and feared in the western Press as a great threat, but it may actually be welcomed in the hidden circles of western power as the new, and useful, counterpart at ‘the grand chessboard’” (11). Almost exactly on schedule this “something far more radical” appeared in the shape of the movement that calls itself Islamic State, a fanatical, pan-Islamic, Caliphatic movement has appeared. I say “on schedule” because its emergence, as I described in that article in 2011, was imagined for the year 2011 in one of the key transatlantic media organs that has been enthusiastically serving “the hidden circles of western power” since the 1930s, namely, The Economist of London. As long ago as Dec.1992 The Economist published an article (12) that was itself a very striking exposition of the intentions of those forces that intended to bring about a global conflict in the first half of the 21st century. The pan-Islamic movement, it forecast, would eventually link up with China and the ultimate result of this alliance’s aggression would be, not the destruction of the West nor of Israel, but the destruction of Russia! Western Asia (the Islamic world) would join up with Eastern Asia to take over (Russian) Central Asia (Siberia and the lands east of the Urals). This looks unlikely, some might say, because Russia and China are so connected and mutually supportive these days, having signed a gigantic Eurasian “Power of Siberia” gas pipeline 30-year deal in May this year worth US$400 billion (£237 billion) to supply China with Russian gas, and with the two countries working together towards creating an alternative financial architecture to the US-dominated petrodollar: “Beijing has recently struck numerous agreements with major trading partners such as Brazil that bypass the dollar. Moscow and Beijing have also set up rouble-yuan swap facilities that push the greenback out of the picture. If Russia and China now decide to drop dollar energy pricing totally, America’s reserve currency status could unravel fast, seriously undermining the US Treasury market and causing a world of pain for the West.” (13)

But just as it was a key western strategy from the late 1880s onwards, very successfully executed over the following 60 years, to ensure that Russia and Germany stayed apart and did not collaborate, so it is very likely that we shall see the West searching for ways to drive Russia and China apart. Revolution, Islamic revival or war against Germany were envisaged by Britain’s Prime Minister and Foreign Minister Lord Salisbury in 1885 (14) as three ways of solving Britain’s “Russia problem”. Two of those tactics were later employed on a gigantic scale. The third has been in train since the late 1970s when Zbigniew Brzezinski advised Jimmy Carter to fund and arm the Afghan mujahideen so as to give the Soviets [Russians] their own Vietnam. This became one of the main tools to undermine the USSR in the 1980s. Russia was then confronted by Islamic radicalism in Chechnya, the Balkans (Kosovo) was then used as a weapon against Russia. Then the Muslim card was played against Russia in the conflict in Chechnya in the late 1990s, culminating in the Beslan school massacre in 2004; Russia was not pleased when President Slobodan Milosevic of Serbia was overthrown in 2000 following a NATO bombing campaign against Serbia, and Kosovo was split off from Serbia by the West and has since been host to the largest US military base in Europe, Camp Bondsteel. Continuous economic, diplomatic, covert military and cyberwarfare pressure from the West was put on Russia’s ally Iran and then after 2011, came the attack via numerous proxy armed gangs, many of them Islamist, funded and armed by the West’s friends in the region (Qatar, Saudi Arabia) on Russia’s Syrian ally President Bashar al-Assad, in the so-called ‘civil war’ which is still ongoing and destroying that country. In May 2013 US Senator John McCain entered Syria illegally from Turkey to meet with and encourage leaders of the Syrian armed opposition groups that have been creating the mayhem in Syria over the past three years. After all, what state in the world, democratic or authoritarian, tolerates violence against the state by armed gangs and does not try to put it down by force? Finally, the West professed to be horrified by the sudden emergence this year of Islamic State and its ultra-violence, yet another ‘shock and awe’ tactic that could be used by the western elite to gain the support of its populace and politicians for western military action in the region. The lack of official US and UK criticism of Saudi Arabia and the Gulf States (all loyal customers for western arms manufacturers) for arming and funding Islamic State has been deafening. Meanwhile, we see Islamic State-like groups emerging across the Islamic world, from Nigeria to Indonesia. Afghan Taliban groups talk about joining up with Islamic State, all of this focused on the idea of the cosmopolitan borderless Caliphate. The faked beheading videos have been used to front up a pretext for Obama to attack Islamic State in Syria as well as Iraq, thus enabling him to do what he (or those behind him) wanted to do last summer – carry out airstrikes on Syria – but was prevented from doing by the vote of the British parliamentarians, who for once showed some ethical backbone in foreign affairs.

The West is thus fully ensconced in the Balkans, in the Caucasus (Georgia, Azerbaijan) and in Afghanistan(15); we can see that almost all the former Soviet bloc countries in Eastern Europe are now in NATO, as well as the Baltic states, two of which border directly on Russia. NATO is trying to draw Sweden and Finland into its tent. And then, to top it all, in November 2013 the West sought to entice Ukraine into its orbit and succeeded in doing so by means of a sordid illegal coup in February 2014 after the whole world had been treated to the sight of – once again – Sen. John McCain fraternising in Kiev with the Ukrainian Far Right Svoboda Party and to the sound of Victoria Nuland, Assistant Sec. of State for European and Eurasian Affairs (16) of the State Department caught on tape trying to organise which Ukrainian politicians would be levered into the desired pro-US Ukrainian government which was planned to replace the regime of President Yanukovych. $5 billion had been spent since 1991 by the US on ‘promoting democracy’ in Ukraine since its independence 23 years ago, she said at the National Press Club in Washington DC on 13 December 2013. The illegal coup in Feb 2014 year turned out to be Putin’s red line. He made his move and seized Crimea (with its key naval base at Sevastopol) back from Ukraine on the pretext of a popular referendum(17). The West then used this seizure as the excuse to recommence the Cold War. The English-speaking world’s opposition to Russia began in earnest in the Crimean War (1853-56). At that time Britain was the dominant, unipolar world power. In the 20th century Britain ceded that place to the USA. In May 2014 President Vladimir Putin declared that: “The unipolar model of the world is over. The global picture has completely changed”. The western media dutifully began to churn out daily propaganda against Putin, who has now become the West’s new bogeyman, while sanctions are ratcheted up against his country. All the western media talk is of “isolating Russia”, (in effect, a kind of ‘excommunication’) pushing Russia away from Europe, towards Asia. Having done that, the goal will most likely be to undermine and ultimately destroy Russia’s relationship with China so that a thoroughly “isolated” Russia can then be turned upon by its Asiatic and Muslim neighbours; the Russian rump will then be drawn into “the West”. The broad lines of this grand strategy were all there in The Economist in 1992, 22 years ago and in Zbigniew Brzezinski’s book The Grand Chessboard in 1997 which stipulated that Russia had only one possible future ahead of it – belonging to “the West”; all others, he said, would lead to its downfall.

 

 

Neocon masters of chaos creating catastrophic risks for global economy

Robert Parry

Consortium News

Fri, 17 Oct 2014 00:00 CEST

America’s neoconservatives, by stirring up trouble in the Middle East and Eastern Europe, are creating risks for the world’s economy that are surfacing now in the turbulent stock markets, threatening another global recession, writes Robert Parry.

 

If you’re nervously watching the stock market gyrations and worrying about your declining portfolio or pension fund, part of the blame should go to America’s neocons who continue to be masters of chaos, endangering the world’s economy by instigating geopolitical confrontations in the Middle East and Eastern Europe.

Of course, there are other factors pushing Europe’s economy to the brink of a triple-dip recession and threatening to stop America’s fragile recovery, too. But the neocons’ « regime change » strategies, which have unleashed violence and confrontations across Iraq, Syria, Libya, Iran and most recently Ukraine, have added to the economic uncertainty.

© U.S. State Department

Assistant Secretary of State for European and Eurasian Affairs Victoria Nuland during a press conference at the U.S. Embassy in Kiev, Ukraine, on Feb. 7, 2014.

This neocon destabilization of the world economy began with the U.S.-led invasion of Iraq in 2003 under President George W. Bush who squandered some $1 trillion on the bloody folly. But the neocons’ strategies have continued through their still-pervasive influence in Official Washington during President Barack Obama’s administration.

The neocons and their « liberal interventionist » junior partners have kept the « regime change » pot boiling with the Western-orchestrated overthrow and killing of Libya’s Muammar Gaddafi in 2011, the proxy civil war in Syria to oust Bashar al-Assad, the costly economic embargoes against Iran, and the U.S.-backed coup that ousted Ukraine’s elected President Viktor Yanukovych last February.

 

All these targeted governments were first ostracized by the neocons and the major U.S. news organizations, such as the Washington Post and the New York Times, which have become what amounts to neocon mouthpieces. Whenever the neocons decide that it’s time for another « regime change, » the mainstream U.S. media enlists in the propaganda wars.

The consequence of this cascading disorder has been damaging and cumulative. The costs of the Iraq War strapped the U.S. Treasury and left less government maneuvering room when Wall Street crashed in 2008. If Bush still had the surplus that he inherited from President Bill Clinton – rather than a yawning deficit – there might have been enough public money to stimulate a much-faster recovery.

President Obama also wouldn’t have been left to cope with the living hell that the U.S. occupation brought to the people of Iraq, violent chaos that gave birth to what was then called « Al-Qaeda in Iraq » and has since rebranded itself « the Islamic State. »

But Obama didn’t do himself (or the world) any favors when he put much of his foreign policy in the hands of Democratic neocon-lites, such as Secretary of State Hillary Clinton, and Bush holdovers, including Defense Secretary Robert Gates and Gen. David Petraeus. At State, Clinton promoted the likes of neocon Victoria Nuland, the wife of arch-neocon Robert Kagan, and Obama brought in « liberal interventionists » like Samantha Power, now the U.S. ambassador to the United Nations.

In recent years, the neocons and « liberal interventionists » have become almost indistinguishable, so much so that Robert Kagan has opted to discard the discredited neocon label and call himself a « liberal interventionist. » [See Consortiumnews.com’s « Obama’s True Foreign Policy ‘Weakness.’« ]

Manipulating Obama

Obama, in his nearly six years as president, also has shied away from imposing his more « realistic » views about world affairs on the neocon/liberal-interventionist ideologues inside the U.S. pundit class and his own administration. He has been outmaneuvered by clever insiders (as happened in 2009 on the Afghan « surge ») or overwhelmed by some Official Washington « group think » (as was the case in Libya, Syria, Iran and Ukraine).

 

Once all the « smart people » reach some collective decision that a foreign leader « must go, » Obama usually joins the chorus and has shown only rare moments of toughness in standing up to misguided conventional wisdoms.

 

The one notable case was his decision in summer 2013 to resist pressure to destroy Syria’s military after a Sarin gas attack outside Damascus sparked a dubious rush to judgment blaming Assad’s regime. Since then, more evidence has pointed to a provocation by anti-Assad extremists who may have thought that the incident would draw in the U.S. military on their side. [See Consortiumnews.com’s « Was Turkey Behind Syrian Sarin Attack?« ]

 

It’s now clear that if Obama had ordered a major bombing campaign against Assad’s military in early September 2013, he might have opened the gates of Damascus to a hellish victory by al-Qaeda-affiliated extremists or the even more brutal Islamic State, since these terrorist groups have emerged as the only effective fighters against Assad.

 

But the neocons and the « liberal interventionists » seemed oblivious to that danger. They had their hearts set on Syrian « regime change, » so were furious when their dreams were dashed by Obama’s supposed « weakness, » i.e. his failure to do what they wanted. They also blamed Russian President Vladimir Putin who brokered a compromise with Assad in which he agreed to surrender all of Syria’s chemical weapons while still denying a role in the Sarin attack.

 

By late September 2013, the disappointed neocons were acting out their anger by taking aim at Putin. They recognized that a particular vulnerability for the Russian president was Ukraine and the possibility that it could be pulled out of Russia’s sphere of influence and into the West’s orbit.
So, Carl Gershman, the neocon president of the U.S.-funded National Endowment for Democracy, took to the op-ed page of the neocon-flagship Washington Post to sound the trumpet about Ukraine, which he called « the biggest prize. »
But Gershman added that Ukraine was really only an interim step to an even bigger prize, the removal of the strong-willed and independent-minded Putin, who, Gershman added, « may find himself on the losing end not just in the near abroad [i.e. Ukraine] but within Russia itself. » In other words, the new neocon hope was for « regime change » in Kiev and Moscow. [See Consortiumnews.com’s « Neocons’ Ukraine/Syria/Iran Gambit.« ]

(NOTE: Sur Carl Gershman, un ancien de l’ADL du B’nai Brith.)


Destabilizing the World

 

Beyond the recklessness of plotting to destabilize nuclear-armed Russia, the neocon strategy threatened to shake Europe’s fragile economic recovery from a painful recession, six years of jobless stress that had strained the cohesion of the European Union and the euro zone.

 

Across the Continent, populist parties from the Right and Left have been challenging establishment politicians over their inability to reverse the widespread unemployment and the growing poverty. Important to Europe’s economy was its relationship with Russia, a major market for agriculture and manufactured goods and a key source of natural gas to keep Europe’s industries humming and its houses warm.

 

The last thing Europe needed was more chaos, but that’s what the neocons do best and they were determined to punish Putin for disrupting their plans for Syrian « regime change, » an item long near the top of their agenda along with their desire to « bomb, bomb, bomb Iran, » which Israel has cited as an « existential threat. »

 

Putin also had sidetracked that possible war with Iran by helping to forge an interim agreement constraining but not eliminating Iran’s nuclear program. So, he became the latest target of neocon demonization, a process in which the New York Times and the Washington Post eagerly took the lead.

 

To get at Putin, however, the first step was Ukraine where Gershman’s NED was funding scores of programs for political activists and media operatives. These efforts fed into mass protests against Ukrainian President Yanukovych for balking at an EU association agreement that included a harsh austerity plan designed by the International Monetary Fund. Yanukovych opted instead for a more generous $15 billion loan deal from Putin.

 

As the political violence in Kiev escalated – with the uprising’s muscle supplied by neo-Nazi militias from western Ukraine – neocons within the Obama administration discussed how to « midwife » a coup against Yanukovych. Central to this planning was Victoria Nuland, who had been promoted to assistant secretary of state for European affairs and was urging on the protesters, even passing out cookies to protesters at Kiev’s Maidan square.

 

According to an intercepted phone call with U.S. Ambassador to Ukraine Geoffrey Pyatt, Nuland didn’t think EU officials were being aggressive enough. « Fuck the EU, » she said as she brainstormed how « to help glue this thing. » She literally handpicked who should be in the post-coup government – « Yats is the guy, » a reference to Arseniy Yatsenyuk who would indeed become prime minister.

 

When the coup went down on Feb. 22 – spearheaded by neo-Nazi militias who seized government buildings and forced Yanukovych and his officials to flee for their lives – the U.S. State Department quickly deemed the new regime « legitimate » and the mainstream U.S. media dutifully stepped up the demonization of Yanukovych and Putin.

 

Although Putin’s position had been in support of Ukraine’s status quo – i.e., retaining the elected president and the country’s constitutional process – the crisis was pitched to the American people as a case of « Russian aggression » with dire comparisons made between Putin and Hitler, especially after ethnic Russians in the east and south resisted the coup regime in Kiev and Crimea seceded to rejoin Russia.

 

Starting a Trade War

 

Pressured by the Obama administration, the EU agreed to sanction Russia for its « aggression, » touching off a tit-for-tat trade war with Moscow which reduced Europe’s sale of farming and manufacturing goods to Russia and threatened to disrupt Russia’s natural gas supplies to Europe.

 

While the most serious consequences were to Ukraine’s economy which went into freefall because of the civil war, some of Europe’s most endangered economies in the south also were hit hard by the lost trade with Russia. Europe began to stagger toward the third dip in a triple-dip recession with European markets experiencing major stock sell-offs.

 

The dominoes soon toppled across the Atlantic as major U.S. stock indices dropped, creating anguish among many Americans just when it seemed the hangover from Bush’s 2008 market crash was finally wearing off.

 

Obviously, there are other reasons for the recent stock market declines, including fears about the Islamic State’s victories in Syria and Iraq, continued chaos in Libya, and exclusion of Iran from the global economic system – all partly the result of neocon ideology. There have been unrelated troubles, too, such as the Ebola epidemic in western Africa and various weather disasters.

 

But the world’s economy usually can withstand some natural and manmade challenges. The real problem comes when a combination of catastrophes pushes the international financial system to a tipping point. Then, even a single event can dump the world into economic chaos, like what happened when Lehman Brothers collapsed in 2008.

 

It’s not clear whether the world is at such a tipping point today, but the stock market volatility suggests that we may be on the verge of another worldwide recession. Meanwhile, the neocon masters of chaos seem determined to keep putting their ideological obsessions ahead of the risks to Americans and people everywhere.

 

 

 

 

 

The Piper Report Aug 4, 2014

MCP returns to discuss the latest Judaic bloodbath in Gaza, as well eas a fascinating read of an essay describing how Stalinism’s early aim was the destruction of Zionism.

Listen here
The Piper Report Aug 6, 2014

MCP returns to continue his previous discussion involving the little-known anti-Zionist machinations of Joseph Stalin.

Listen here

 

 

 

Warmongers Are Shootin’ for Putin

THE WAY I SEE IT

By Michael Collins Piper for American Free Press

Lest anyone doubt the New World Order elite are moving further toward outright efforts to destroy Russian leader Vladimir Putin—perhaps even force a war with Russia—The Washington Post made things abundantly clear on July 22 that the push is on to pressure President Barack Obama into taking a more combative stance against Putin.

A longtime voice forwhatmany call “the foreign policy establishment,” the Post once again adopted a notably hysterical tone toward Putin (quite in contrast to the paper’s otherwise staid tradition) and in a lead editorial, bluntly titled “Russia’s barbarism,” declared “the West needs a strategy to contain the world’s newest rogue state.”

Slamming Putin for denying responsibility for the loss over Ukraine of a Malaysian airliner—the circumstances of which remain in dispute, Western media claims notwithstanding—the Post issued a virtual call for war.

“What’s needed,” roared the Post, “is a broad strategy for putting a stop toMr. Putin’s aggression and, where possible, rolling it back. . . . It’s time to treat Mr. Putin’s Russia as what it has become—a dangerous outlaw regime that needs to be contained.”

The Post’s designation of Russia as “the world’s newest rogue state” was more than a rhetorical flourish. Instead—and be assured of this—it was a serious, explosive provocation.

While there’s no formal legal definition of a “rogue state”—though one dictionary defines it as “a nation or state regarded as breaking international law and posing a threat to the security of other nations”—the phrase is a now-much-used political term of art that, in statecraft, is the practical equivalent of calling a person a Holocaust denier or an anti-Semite.

“Rogue states rollback”—targeting Iraq and Iran—was first enunciated on May 22, 1993 by Martin Indyk (a former Israeli government propagandist and later U.S. ambassador to Israel) in a speech reported only by AFP’s predecessor—The Spotlight —to a pro-Israel group in Washington.

However, within a year, the concept of rogue states rollback was publicly unveiled in an article, “Confronting Backlash States,” in the March/April 1994 issue of Foreign Affairs, published by the Council on Foreign Relations (CFR), the New York branch of the London-based Royal Institute of International Affairs, foreign policy arm of the Rothschild banking empire, premier patrons of Israel and the world Zionist network.

Since then, the smear “rogue state” has most often been slapped on nations perceived hostile to Israel, to Jewish interests or to schemes of the international banking establishment (much of which is in the grip of the Rothschild dynasty and elements in its sphere of influence).

In that respect, it’s perhaps no coincidence the Post complained on March 24 that “Putin has long argued that Russia’s wealthy . . . should keep their money inside Russia and away from a global economy controlled by Western interests.” That was a view reflective of Putin’s now-legendary war against the handful of Jewish “oligarchs,” many of whomheld Israeli citizenship and squeezed Russia for its riches after the collapse of the Soviet Union.

Describing Putin as being “animated by nationalist impulses and historic grievances,” the Post had a grievance of its own with Putin who—after assuming power—jailed one of Russia’s oligarchs who was a business partner of the Post’s then-publishers, the Graham family, heirs of Wall Street war profiteer Eugene Meyer—first president of the World Bank, an early member of the board of the Federal Reserve System and grandson of the grand rabbi of France.

On July 25, the Post amped up its assault on Putin. The latest shrieking attack now drew Barack Obama into theweb, crying “President Obama hobnobs with donors as Russia escalates its war of aggression,” bemoaning the fact Obama had taken a fundraising trip to California amidst the crisis over the Malaysian airliner.

Most revealing was that the Post noted “frustration” with what it called “Mr. Obama’s weakness” in dealing with Putin was extending to the “top ranks of the Democratic Party,” citing three Putin bashers—Sens. Dianne Feinstein (Calif.), Carl Levin (Mich.) and Robert Menendez (N.J.)—who are among the Senate’s most pivotal Democratic parrots for the Zionist lobby and allies of the top Republican critics of Putin—John McCain (Ariz.) and Lindsey Graham (S.C.)—the Senate’s most energetic GOP advocates for Israel.

The nature of this “bipartisan” opposition to Putin—from pro-Zionist operatives—underscores that much of the anti-Putin clamor comes precisely because he is considered a danger to Israel and to monied Jewish interests in the West.

On July 28—in case anyone missed the point—the Post’s editorial page editor Fred Hiatt—a CFR member—chimed in with a signed commentary again trashing Obama for, among other things, not being tough enough on Putin.

Describing Obama’s attempts at “a cautious, modest retreat” from U.S. meddling in global affairs—which the CFRman saidwas “an experiment gone wrong” that “expose[s] the dangers of U.S. disengagement”—Hiatt asserted that while Obama “argued that America should concentrate on ‘nation-building here at home,’ ”what resulted “is a far more dangerous world.”

Hiatt sounded like New York’s Jewish Press—a Putin-bashing journal—which on June 6 called Obama “the neo-isolationist president” whose foreign policy will “diminish America’s pivotal, stabilizing role around the world.”

As far back as Feb. 25, 2013, Post commentator Jennifer Rubin—associated with American Jewish Committee circles—declared that “for all intents and purposes, [Israeli Prime Minister] Benjamin Netanyahu is now the West’s protector.”

The Post echoes Jewish internationalist, advocate for Israel and fanatical Putin critic William Kristol who gloated in the neoconservative Weekly Standard onMarch 24 that “a war-weary public can be awakened and rallied . . . . All that’s needed is the rallying. And the turnaround can be fast.”

So the Post is doing the rallying. And as a media powerhouse, which shapes the mindset of official Washington, what the Post says is influential, no matter how much grassroots America might reject what the Post has to say.

Michael Collins Piper is a world-renowned author, journalist, lecturer and radio show host. He has spoken in Russia, Malaysia, Iran, Abu Dhabi, Japan, Canada and, of course, the United States.

 

 

 

The Barnes Review, Fall 2014

 

pdf – A SPECIALREPORT COMPILED BY THE BARNES REVIEW HISTORY MAGAZINE

RUSSIA AND THE WEST

NATIONALISM VS GLOBALISM

 

IDEOLOGY UNDERLIES OPPOSITION TO PUTIN

By Michael Collins Piper

There’s more to the West’s conflict with Russian leader Vladimir Putin than meets the eye. In the midst of all of the media frenzy targeting Putin, the bottom line is that Putin and Russia are being hammered relentlessly because Putin is viewed as an ideologically based force representing a long-standing, deeply rooted Russian nationalist ideology, one closely bound to the Orthodox Christian faith.

Not in modern times has there been one such as Putin, rising up to challenge what is known as the New World Order and the war on Christian tradition. A careful survey of the elite media in recent weeks underscores the fact that the global elite are very much concerned about the nationalist ideology taking hold in Russia under Putin.

For popular consumption, warmongering Republican Arizona demagogue Sen. John McCain wrote in The New York Times on March 14: “Russia is not a great power on par with America. It is a gas station run by a corrupt, autocratic regime.”

His inflammatory comments echoed remarks during the 2012 presidential campaign when GOP candidate Mitt Romney called Russia “without question our No. 1 geopolitical foe,” an extraordinary pronouncement revealing what the hard-line Zionist neoconservatives telling Romney what to say were thinking.

Putin has earned the wrath of the would-be world shapers among the likes of those who make up such high-level instruments of geopolitical planning such as the Bilderberg group, the Trilateral Commission and the Council on Foreign Relations. He has also offended the sensibilities of the interconnected Jewish families and financial groups that make up the driving force behind an intended global Zionist imperium based in Israel but wielding its power across the planet.

Having been brought to power in Russia by the so-called oligarchs—a handful of largely Jewish plutocrats (many of whom also hold Israeli citizenship)—Putin turned the tables and began assembling an engine of power in Russia designed to bring the oligarchs to heel.

Putin even jailed one oligarch who shared business interests with the Washington, D.C.-based Graham family, then publishers of the powerful daily Washington Post and Newsweek magazine.

The heirs of Wall Street war profiteer Eugene Meyer—the first president of the World Bank, an early member of the board of governors of the Federal Reserve System and grandson of the grand rabbi of France—the Grahams are using their publishing arms to beat the drum against Putin, condemning him in harsh language not heard in the otherwise staid Post in many a year.

In no short order, the rest of the Western media—which had theretofore painted Putin as a “reformer”—began changing its tune. Putin was now cast as Stalin reborn, even as “the new Hitler.”

The current furor is only the latest salvo in the war against Putin—one that began evolving in the pages of journals linked to the Jewish Zionist lobby in the West.

 

 

 

IS WAR BREWING BETWEEN THE WEST AND TRADITIONAL RUSSIA?

By Michael Collins Piper

On March 16 The New York Times followed with a revealing piece entitled “Russia hard-liners relish Crimea crisis, some eyeing new Cold War,” suggesting that a “who’s who of conspiratorial anti-Americanism” had risen to the fore in Russia, focusing on personalities such as Aleksandr Prokhanov, long-time editor of the Russian nationalist journal Zavtra and his protégé, Aleksandr Dugin.

Both of these figures have been the subject of critical study by Polish-born Jewish academician Walter Laqueur, who lived for many years in Israel. Laqueur wrote a book, Black Hundred: The Rise of the Extreme Right in Russia, raising fears about nationalism in post-Soviet Russia. Dugin—in particular—was the subject of much discussion in a similar work, Russian Intellectual Anti-Semitism in the Post-Communist Era, by Vadim Rossman, published under the aegis of the Hebrew University in Jerusalem.

Although the Times noted Putin has kept a distance from “ideological entrepreneurs” such as Prokhanov and Dugin, the paper asserted it is becoming clear that “influential members of the president’s inner circle view isolation from the West as a good thing for Russia, the strain of thought advanced by Mr. Prokhanov and his fellow travelers.”

The Times noted Prokhanov has said he is regularly invited to Kremlin events and that he asserts that intelligence officers around Putin “pay much more attention to ideology, and for them it is clear that ideological war is an important instrument.”

Dugin—who once called for “the blinding dawn of a new Russian revolution, fascism,” also frightened the Times. Describing Dugin as being “virulently anti-American”—and now “swept into the [Russian] mainstream”—the Times said his view “combines left-wing economics and right-wing cultural traditionalism.”

Dugin has advocated a Eurasian empire in opposition to the United States and the Times pointed out that “building a Eurasian economic bloc, including Ukraine, became a central goal for Mr. Putin,” and that Putin’s point man on the project was economist Sergei Glazyev, an associate of Prokhanov and Dugin.

The Times noted that there are powerful figures—including one of Putin’s trusted friends, Vladimir Yakunin, president of Russian Railways, who has spoken out against “a global financial oligarchy” and “the global domination being carried out by the U.S.”—who advocate that Russia cut itself off from the West. Yakunin urges “an economics of a spiritual type” that would—in the Times’s words—“insulate Russia from the West’s alien values.”

Concluding, the Times cited American Jewish “Kremlinologist” Dimitri K. Simes who expressed concern about the rise of “hard-line people, more nationalist people” who are “being energized.” Simes said these individuals “think this may be their moment.”

“You can also say that this is the tip of the iceberg,” said Simes. “These are people who are more visible, more obvious, but there is a lot behind them that is potentially more serious and more ominous.”

The Washington Post echoes the Times in raising fears about new ideological forces arising in Russia.

On March 30 the Post featured a commentary by Anne Applebaum—another Jewish critic of Putin—entitled “Russia’s anti-Western thinking takes hold.” She wrote:

Russia’s ideology may be a mishmash: the old Soviet critique of hypocritical “bourgeois democracy,” plus some anti-Europeanism, some anti-globalism and a homophobic twist for contemporary appeal. But let’s not assume that competition between ideas is absurd and old-fashioned. And let’s not pretend that ideologies don’t matter, because, even if we’d prefer otherwise, they do.

The next day, on March 31, the Post published a column by Russian-born Jewish journalist Masha Gessen, author of a critical biography of Putin, in which Gessen asserted that Putin’s mission is “saving the world from the West.” Gessen wrote:

Over the past two years, a new ideology has taken shape at the Kremlin. Insistently pushed out over the airwaves of state-controlled television, it has taken hold as Russia’s national idea—and is the driving force behind its newly aggressive international posture. Russia is remaking itself as the leader of the anti-Western world.

Does all of this foreshadow war against Russia? That remains to be seen.

 

 

 

MENACE TO THE SUPERCLASS

• Why Israel and the West see Russia as a threat to the NWO

By Michael Collins Piper

In his 1995 book Russia: A Return to Imperialism, Israeli academic Uri Ra’anan sounded the alarm that post-Soviet Russia might pose a threat to the West (that is, to Israel and Zionist interests). In fact, Ra’anan’s rhetoric differed little from opinions put forth by the infamous Karl Marx, the Jewish father of communism, as far back as the mid-19th century, striking out against czarist Russia.

Marx’s anti-Russian ravings were republished by anti-Stalinist American Trotskyites in 1952 in the little-known volume, The Russian Menace to Europe.

And in 2004, the liberal New Republic—a hard-line pro-Israel journal—asked if Russia was “going fascist” and raised the fear that, even beyond Putin, there was a growing body of opinion among the Russian people that could result in a “fascist revolution.”

The concept that Putin was a modern-day Stalin (and a threat to the Jews) and that someone like Stalin was now “a perpetual possibility” in today’s Russia became a familiar mantra in Jewish circles. And, inevitably, it started to appear in the mainstream press.

“ The biggest battle

of the 21st century

will be globalism

vs. nationalism. ”

 

In fact, in 2005—on Dec. 7, the anniversary of Pearl Harbor—both The Washington Post and The New York Times published heavy-handed attacks on Putin including a commentary announcing the Council on Foreign Relations (CFR)—the New York offshoot of the London-based Royal Institute of International Affairs, foreign policy arm of the Rothschild banking dynasty—had convened a special task force on U.S. policy toward Russia.

Not surprisingly, the CFR urged the U.S. to take a hard line toward Putin whose moves against the Jewish oligarchs were perceived as part of a troublesome “anti-democratic” trend.

Then, in 2008, Edward Lucas, long-time Russia hand for London’s Economist—the weekly magazine voice of the Rothschild empire—issued his book The New Cold War: Putin’s Russia and the Threat to the West, signaling that Putin was now considered a serious enemy.

Lest anyone miss the point, American Jewish writer David Rothkopf, an associate of long-time intriguer Henry Kissinger, published his book Superclass: The Global Power Elite and the World They Are Making, declaring the “political fault line” for the 21st century to be the battle of “globalists vs. nationalists,” and that an emerging “global network of anti-globalists” stood opposed to the “superclass”—that is, the New World Order elite (of whom Rothkopf approves).

Rothkopf wrote: “At the core of the “anti-network” is a small group of leaders . . . [who] might be characterized as ‘nationalists,’ or opponents of the United States, or critics of Western-led globalization. . . . Whether you characterize it as nationalist vs. internationalist, populist vs. globalist or anti-neo-imperialist vs. pro-American globalization, the fact is [the] battle lines are drawn.”

Rothkopf specifically cited Putin—along with Iran’s then-President Mahmoud Ahmadinejad and the late Venezuelan leader Hugo Chavez—as among those challenging the New World Order “superclass.”

 

 

AT THE CORE IT’S NATIONALISM VS. GLOBALISM

By Michael Collins Piper

In the wake of Putin’s moves in Ukraine, the cannonade against the Russian leader has escalated and within the elite media the theme that Putin is an ideologically based danger to the West is increasingly being heard.

On March 4, Jewish neoconservative David Brooks led the charge in The New York Times citing Putin’s “nationalistic fervor”—Brooks’s description—for Russian philosophers such as Nikolai Berdyaev, Vladimir Solovyov and Ivan Ilyin whose views, said Brooks, present “a world full of melodrama, mysticism and grandiose eschatological visions.”

Brooks wrote: “Three great ideas run through this work. The first is Russian exceptionalism: the idea that Russia has its own unique spiritual status and purpose. The second is devotion to the Orthodox faith. The third is belief in autocracy. Mashed together, these philosophers point to a Russia that is a quasi-theocratic nationalist autocracy destined to play a culminating role on the world stage.”

According to Brooks, “These philosophers often argued that the rationalistic, materialistic West was corrupting the organic spiritual purity of Russia.” He cited Ilyin who wrote that “the West exported this anti-Christian virus to Russia.” Brooks asserted “these philosophers had epic visions of Russia’s role in the world” and that Solovyov believed Russia had “a historic mission to lead the way to human unification. Russia would transcend secularism and atheism and create a unified spiritual kingdom.”

Although Brooks noted that “up until now, [Putin] hasn’t taken [these views] literally,” he warned, “the tiger of quasi-religious nationalism, which Putin has been riding, may now take control.” Brooks concluded: “The implication for Western policymakers is that we may not be dealing with a ‘normal’ regime. . . . The Russian nation may be motivated by a deep, creedal ideology that has been wafting through the culture for centuries and has now found an unlikely, cynical and cold-eyed host.”

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Michael Collins Piper is a world-renowned author, journalist, lecturer and radio show host. He has spoken in Russia, Malaysia, Iran, Abu Dhabi, Japan, Canada and, of course, the United States. He is the author of Final Judgment, The New Jerusalem, The High Priests of War, Dirty Secrets, My First Days in the White House, The New Babylon, Share the Wealth: Huey Long vs Wall Street, The Judas Goats: The Enemy Within, Target: Traficant and The Golem: Israel’s Nuclear Hell Bomb. You can order any of these books with a credit card by calling AFP/FAB toll free at 1-888-699-6397 or calling FAB direct at 202-547-5585 to inquire about pricing and S+H fees.

 

 

 



Les néocons, maîtres ou esclaves de l’hyper-désordre ? 

Avant de passer à la thèse de Robert Parry, qui constitue l’argument initial et principal pour développer cette analyse, nous nous arrêtons à une courte rencontre entre RIA Novosti et Robert Kagan, le 18 octobre 2014. Époux de Victoria Nuland, Robert Kagan (son prénom est nécessaire tant il existe une myriade de Kagan actifs parmi les neocons) est le maître à penser reconnu de la tendance néo-conservatrice. Il constitue certainement l’influence neocon la plus active et la plus universellement admise dans tous les cercles washingtoniens de cette tendance.

(Voir sa position dans le Wikipédia : en plus d’être membre actif de tous les centres neocons et collaborateur des principaux organes de presse de la tendance, il est membre d’organismes aussi prestigieux et beaucoup plus représentatifs de l’establishment washingtonien que le Council of Foreign Affairs (CFR) et la Brookings Institution. Il a eu et a des positions officielles : conseiller de John McCain candidat républicain en 2008, conseiller d’Hillary Clinton secrétaire d’État de 2009 à 2013, conseiller dans l’administration Obama où il se reconnaît aussi bien, en plus d’être neocon, comme un membre de la tendance des libéraux-interventionnistes [R2P] comme Clinton, Susan Rice, Samantha Power.)

Ce qui est singulier dans l’interview qu’il donne à RIA Novosti, c’est d’abord le fait d’une interview à un organe russe alors que les neocons professent une haine-Système impitoyable à l’encontre de Poutine et de tout ce qui est russe ; c’est ensuite le fait que ses déclarations montrent une retenue sceptique ou décenchantée, presque un certain pessimisme vis-à-vis de la puissance US et de la prétention des USA à s’affirmer comme la seule puissance (doctrine de l’exceptionnalisme) capable et décidée à assurer l’ordre dans le monde selon sa position hégémonique… Kagan laisse entendre un son de cloche bien inhabituel. Nous soulignons de gras les passages qui contrastent notablement avec le triomphalisme hégémonique et exceptionnaliste des USA, seule puissance capable d’établir un ordre mondial, devant et pouvant le faire au travers de son hégémonie incontestée…

«While there has been a long period without a major conflict between superpowers, the world is moving back into a period of great power competition, Robert Kagan, Brookings Fellow and policy analyst, told RIA Novosti. “Are we moving back toward great power competition, the answer is clearly yes,” Kagan told RIA Novosti at a Friday Brookings event on the influence of the US as a declining power or a world leader. “I would say that, again, some of that was inevitable because the period of no other great powers was an artificial situation,” he added.

»Arguing that the US “doesn’t get to retire” from its responsibilities and costs as a superpower, Kagan is not convinced that the US will retain that role. “It is possible to sustain this, but not forever. And I can’t account for disasters that may occur and another recession [or] a depression.” Kagan argued that the willingness of the United States to “retract” from world affairs would encourage other regional players to assert themselves. “[If] the United States, in response to increasing great power competition, retracts rather than trying to reestablish the sort of ground rules of order, we are going to invite more great power competition, we are going to invite more regional competition, the kind we are seeing now in both Europe and Asia,” Kagan said.»

Le texte de Parry signalé plus haut, lui, reprend l’activisme général des neocons depuis au moins 2001-2002, pour en faire un facteur essentiel de déstabilisation, de “chaos” (pour nous, “hyper-désordre”), et plus précisément un facteur essentiel de l’actuelle déstabilisation qui affecte les marchés et les bourses, et fait craindre une nouvelle crise financière. («The Neocons — Masters of Chaos», dans ConsortiumNews le 18 octobre 2014.)

«America’s neoconservatives, by stirring up trouble in the Middle East and Eastern Europe, are creating risks for the world’s economy that are surfacing now in the turbulent stock markets, threatening another global recession. If you’re nervously watching the stock market gyrations and worrying about your declining portfolio or pension fund, part of the blame should go to America’s neocons who continue to be masters of chaos, endangering the world’s economy by instigating geopolitical confrontations in the Middle East and Eastern Europe.

»Of course, there are other factors pushing Europe’s economy to the brink of a triple-dip recession and threatening to stop America’s fragile recovery, too. But the neocons’ “regime change” strategies, which have unleashed violence and confrontations across Iraq, Syria, Libya, Iran and most recently Ukraine, have added to the economic uncertainty. This neocon destabilization of the world economy began with the U.S.-led invasion of Iraq in 2003 under President George W. Bush who squandered some $1 trillion on the bloody folly. But the neocons’ strategies have continued through their still-pervasive influence in Official Washington during President Barack Obama’s administration.

»The neocons and their “liberal interventionist” junior partners have kept the “regime change” pot boiling with the Western-orchestrated overthrow and killing of Libya’s Muammar Gaddafi in 2011, the proxy civil war in Syria to oust Bashar al-Assad, the costly economic embargoes against Iran, and the U.S.-backed coup that ousted Ukraine’s elected President Viktor Yanukovych last February. All these targeted governments were first ostracized by the neocons and the major U.S. news organizations, such as the Washington Post and the New York Times, which have become what amounts to neocon mouthpieces. Whenever the neocons decide that it’s time for another “regime change,” the mainstream U.S. media enlists in the propaganda wars.

»The consequence of this cascading disorder has been damaging and cumulative. The costs of the Iraq War strapped the U.S. Treasury and left less government maneuvering room when Wall Street crashed in 2008. If Bush still had the surplus that he inherited from President Bill Clinton – rather than a yawning deficit – there might have been enough public money to stimulate a much-faster recovery… […]

»[T]he world’s economy usually can withstand some natural and manmade challenges. The real problem comes when a combination of catastrophes pushes the international financial system to a tipping point. Then, even a single event can dump the world into economic chaos, like what happened when Lehman Brothers collapsed in 2008. It’s not clear whether the world is at such a tipping point today, but the stock market volatility suggests that we may be on the verge of another worldwide recession. Meanwhile, the neocon masters of chaos seem determined to keep putting their ideological obsessions ahead of the risks to Americans and people everywhere.»

Comme on le constate dans la lecture de ces extraits du long texte de Parry, l’action des neocons est clairement identifiée comme un des facteurs fondamentaux qui alimentent la crise financière et économique, qui a fait de celle de 2008 un effondrement catastrophique, qui menace de précipiter l’instabilité financière et boursière actuelle en une catastrophe plus grave encore. Cette analyse est à placer d’une façon assez paradoxale en regard de l’avis de Kagan craignant pour les USA «disasters that may occur and another recession [or] a depression» (“des désastres qui pourraient se concrétiser par une autre récession ou une dépression”). On comprend que le paradoxe éclatant se trouve dans l’accusation de Parry que ce sont les neocons qui suscitent en bonne partie le risque d’un effondrement financier imminent, tandis que Kagan dit son inquiétude devant le risque d’une “catastrophe” qui renvoie manifestement à ce risque d’un effondrement financier imminent. C’est une étrange confrontation de deux avis convergents sur la même prospective, où l’un dénonce l’autre comme en étant la cause, où l’autre s’inquiète de ce risque comme s’il n’en était nullement la cause. D’une façon générale, d’ailleurs, le contraste est également frappant entre l’acte d’accusation de Parry contre les neocons comme moteur de l’affirmation hégémonique et déstructurante des USA, et le neocon-en-chef doutant d’une façon inhabituellement pessimiste (pour son compte) de cette affirmation hégémonique et déstructurante des USA.

Certes, on peut avancer la duplicité de Robert Kagan, dissimulant la véritable analyse des neocons pour mieux échapper à l’accusation portée contre eux, dans le genre du réquisitoire de Parry. Mais ce n’est absolument pas l’attitude courante des neocons, qui n’ont jamais caché leur activisme et leur but, qui les ont au contraire toujours affirmés haut et fort selon l’argument que l’hégémonie déstructurante conduirait à un “hyper-désordre créateur” qui accoucherait de lui-même d’un nouvel ordre “démocratique” absolument à l’avantage des USA. Leur position de force actuelle, au zénith de leur influence dans leur alliance avec la tendance libérale-interventionniste des R2P, rend encore moins crédible une tactique de dissimulation qui n’aurait de sens que si leur position à Washington était au contraire celle d’une faiblesse, sinon d’une déroute de leur influence. Ainsi sommes-nous tentés d’écarter cette explication de la duplicité chez le leader d’un groupe qui fait de l’affirmation impudente de sa politique hégémonique et déstructurante une des principales forces de leur mouvement, et l’un des moyens irrésistibles de leur influence.

C’est pourquoi nous nous posons la question de savoir si les neocons ne sont pas les “serviteurs”, voire les “esclaves” de l’“hyper-désordre” plus que leurs “maîtres”. Ce groupe d’influence reste, sur le long terme, et au-delà du luxe de moyens de communication qu’il déploie mais qui n’explique pas tout tant s’en faut, une énigme du fait de la puissance qui semble inextinguible de son influence justement. On a annoncé plusieurs fois la mort des neocons, chaque fois faussement, et chaque fois eux-mêmes se retrouvant en position exceptionnelle pour exercer cette influence. On peut dire que l’administration Obama est aussi truffée de neocons que l’était l’administration Bush, avec simplement un déplacement de leur concentration du Pentagone au département d’État. (On met ensemble neocons et R2P, – bonnet-blanc et blanc-bonnet, – tant ces deux groupes sont totalement similaires… C’en est au point ou Robert Kagan a laissé entendre qu’il était plus proche des R2P que des neocons, retrouvant d’ailleurs les origines du “mouvement” puisque les neocons sont au départ des démocrates avec une longue filiation trotskiste évoluant selon la tactique de l’“entrisme”, et que le groupe R2P se situe institutionnellement chez les démocrates.) Mais le climat est différent : comme on le voit avec Kagan, le triomphalisme des premières années Bush a laissé place au fatalisme désenchanté et au pessimiste qu’il exprime. Cela n’empêche en rien l’activisme de se poursuivre à toute vapeur, comme le montre l’activité inlassable de la femme de Kagan, Victoria Nuland.

Si l’on veut une classification plus précise, on rappellera que les neocons-R2P sont des opérationnels de la politique de l’idéologie et de l’instinct”, qui n’est en fait rien d’autre que la politique-Système. En sont-ils les concepteurs ? La réponse classique a toujours été positive, mais notre appréciation serait plutôt qu’ils ont cru en être les concepteurs, qu’en fait ils n’ont fait que conceptualiser une politique qui les dépasse, comme elle dépasse tout le personnel washingtonien, n’étant rien de moins que l’expression de la surpuissance du Système. Ainsi s’expliquent leur durabilité, leur résilience, mais aussi l’impression qui se dégage des propos de Kagan d’un fatalisme désenchanté. De plus en plus, à mesure que l’hyper-désordre de la politique-Système empile les crises les unes après les autres sans en résoudre aucune sinon en les transformant en catastrophe pour le système de l’américanisme (transmutation en autodestruction), quelques compartiments mentaux de l’un ou l’autre penseur neocon exprime le désenchantement qu’on voit, qui est celui d’être réduit à la fonction d’“idiots utiles” d’une politique dont ils n’obtiennent rien de ce qu’ils attendaient en fait de réarrangement du monde. Au contraire, leur action s’inscrit parfaitement, comme une contribution de première grandeur, surpuissance-autodestruction en mode-turbo, dans la perspective de l’accélération de la crise d’effondrement du Système. Et voilà que l’impitoyable Parry n’est pas loin de leur attribuer la responsabilité de l’effondrement financier de 2008, et de celui, – deuxième phase de la séquence, – qui se profile au rythme du tangage et des soubresauts de Wall Street. Il ne reste à Kagan qu’à se faire consoler par sa femme Victoria, elle qui garde tout le feu de sa foi de croisée dans son regard habité et dans ses successifs déplacements à Kiev.

Mis en ligne le 20 octobre 2014 à 04H52

 

 

 

AUDIO – The Ugly Truth Broadcast Sept 21, 2014 According to journalist Robert Parry, Vladimir Putin has once again stepped in and prevented an all-out NATO assault on Syria.If indeed it is the real deal, what is Netanyahu’s likely reaction to once again being robbed of the war he has demanded now for over a decade?We are joined by the one and only Michael Collins Piper Listen Here

 

VIDEO – Un journaliste étasunien expose la propagande de guerre de l’OTAN

 

Birch Society attacks Putin; Michael Hoffman replies

 

Ukrainian media falsely reports Russian Duma Deputy suggests Jews leave and go to “Israel.”

 

Sharansky predicts further growth in Ukrainian aliyah

 

VIDEO – Mark Glenn: Israel willing to see US, Russia at war with each other

 

Ces nationalistes ukrainiens qui jouent le jeu des USA… Entretien avec Alain de Benoist

 

Ebola, Russia and ISIS are top three global threats, says Obama at UN – Russia FM Lavrov astonished at ‘Orwellian’ statements

 

Washington’s War Against Russia. Undermining Russia’s Historic Relationship with Western Europe


La responsabilité de l’Occident dans la crise en Ukraine, par John J Mearsheimer

 

The New York Times is an Organ of the U.S. Security State

 

Reported US-Syrian Accord on Air Strikes, by Robert Parry  « Besides the tactical significance of U.S. intelligence agencies arranging Assad’s tacit acceptance of U.S. airstrikes over Syrian territory, the reported arrangement is also significant because of the role of Russian intelligence serving as the intermediary.  That suggests that despite the U.S.-Russian estrangement over the Ukraine crisis, the cooperation between President Obama and Russian President Vladimir Putin has not been extinguished; it has instead just gone further underground.  Last year, this subterranean collaboration between Obama and Putin represented a potential tectonic geopolitical shift in the Middle East. In the short term, their teamwork produced agreements that averted a U.S. military strike against Syria last September (by getting Assad to surrender his chemical weapons arsenal) and struck a tentative deal with Iran to constrain but not eliminate its nuclear program.  In the longer term, by working together to create political solutions to various Mideast crises, the Obama-Putin cooperation threatened to destroy the neocons’ preferred strategy of escalating U.S. military involvement in the region. There was the prospect, too, that the U.S.-Russian tag team might strong-arm Israel into a peace agreement with the Palestinians. »

 

Economic neoliberalism selects for, and glorifies psychopathic behavior

 

Argentine Companies Look to Increase Trade with Russia

 

Follow-up on the Birch Society’s smear of Vladimir Putin

 

Endiguer l’isolationnisme interventionniste providentialiste américain

 

Russophobia in the West

 

An Exception to American Exceptionalism: Russia and the Moral Foundations of a New World System

 

Qu’est-ce que la « Novorossia » ?

 

VIDEO – Un journaliste étasunien expose la propagande de guerre de l’OTAN

 

Springtime for Russophobia: Putin the “New Hitler” and Anti-Russian Propaganda

 

Key quotes from Putin’s Valdai speech in Sochi – His strongest yet against the Western Empire

 

Poutine : Le monde est en train d’être détruit par les U.S. et ses satellites qui se font passer pour « La communauté internationale »

 

Vladimir Putin Is The Leader of the “Moral World”: Confronts Washington’s “Extra-legal Right to World Hegemony” by Paul Craig Roberts

 

Vladimir Putin Exposes Criminal Global Order: “The US is its Own Worst Enemy”

 

Putin: Doesn’t matter who takes place of evil empire in US propaganda – Iran, China or Russia

 

Dear Putin: A letter from Westerners apologizing for their corrupt governments and media

Lettre d’excuse au Président Poutine pour le comportement des gouvernements et des médias occidentaux

 

Geopolitics and Oligarchy at Work in Ukraine Crisis by Dr. Kerry R. Bolton

 

ISRAEL SHAMIR – Août 14* Le café Pouchkine est une institution à Moscou… Sur la place Pouchkine, dans le centre de Moscou, le MacDo, tout un symbole de la Pax Americana, a été fermé cette semaine.

 

VIDEO – Poutine : son discours légendaire à Munich en 2007

 

Modern art was CIA ‘weapon’ in Cold War?

 

Le monde est contrôlé par une « certaine organisation », selon 45% des Russes

 

La rage de l’Empereur : Que le chaos enveloppe le monde! par James Petras. Le chaos délibérément.

 

Comment la CIA a-t-elle converti le terme « théorie du complot » en une arme?

 

L’intégration européenne, oeuvre assumée de la CIA

 

Les traités de « partenariats » scélérats transatlantique et transpacifique… Tentative de bouclage de la grille du N.O.M (Paul Craig Roberts)

 

VIDEO – Le Marché Transatlantique, un pas de plus vers la gouvernance mondiale

 

Entretien avec Alain de Benoist sur le Traité transatlantique

 

US wars a gift to capitalism to advance global Ponzi scheme: Analyst

 

Reports of anti-Semitism in Odessa highlights use of Jews in wartime propaganda

 

Protecting European Democracy or Reviving the Cold War?

 

Former FSB chief: U.S. using old anti-Soviet policy to break up Russian Federation

 

juif.org – 1000 anciens nazis utilisés commes espions par les USA pendant la guerre froide

 

Demonizing Russia in the US Mainstream Media: The Washington Post’s “Putinology”
Sur ce blog:
Après la disparition de l’avion malais MH370, le gouvernement est la cible de critiques cinglantes, les médiats donnent le porte-voix à l’opposition… l’Ouest est content car il aimerait voir la naissance d’un « printemps malais » ; il n’a jamais aimé ce pays musulman et « antisémite » qui, au tribunal des crimes de guerre de Kuala Lumpur, a jugé Israël coupable de racisme et de crimes contre l’humanité et qui en 2003 a déclaré, par la voix de son président, qu’Israël règne sur le monde par procuration, en envoyant les peuples se battre et mourir pour lui
Les nationalistes Staline et Poutine contre le mondialisme des trotskistes et des financiers
Le chaos en Ukraine coordonné sur le terrain par des agents israéliens ; le gouvernement ukrainien accusé d’avoir commis des « atrocités semblables aux nazis » ; des groupuscules « néo-nazis » militent aux côtés de juifs et d’Israéliens… On est loin de ces nazis historiques qui faisaient la vie dure aux Rothschild! Les médiats alternatifs présentent les putchistes pro-OTAN comme des dignes représentants d’un nazisme « pantin de la finance cosmopolite », alors que l’OTAN a enfanté de Bilderberg pour combattre le nationalisme et les régimes autoritaires comme le nazisme ou le stalinisme. Ces militants et putchistes ukrainiens pro-UE et pro-OTAN sont des idiots utiles au service de la juiverie et des puissances impériales libérales-démocratiques qui cherchent à empêcher un rapprochement entre l’Ukraine et la Russie.
Le « méchant » Vlad Poutine en remplacement du « méchant » Mahmoud Ahmadinejad?


Les néocons ont un problème avec la Russie
2005: l’année des Russes

Le président du National Endowment for Democracy (marionnettiste du « printemps arabe ») est un ancien de l’Anti-Defamation League of B’nai Brith
« De la dictature à la démocratie »
La surclasse internationale
L’empire mondial anglo rêvé par Rhodes: marionette des Rothschild?
Arrières-plans occultes de l’américanisation du monde
Les arrières-plans occultes du « nouvel ordre mondial »
Guerre contre l’esprit allemand et préparatifs pour l’incarnation prochaine de Satan: Anglo-suprématisme et judéo-suprématisme avancent main dans la main… sur fond d’occultisme décadent
Le génocide des chrétiens russes
L’Occident « chrétien » complice de l’éradication des Chrétiens du Moyen-orient 
Du British-Israël au monde « culturellement découpé » du 21e siècle
Derrière le 11 septembre et la guerre au terrorisme
Guerre en Afghanistan: guerre pour Israël visant l’encerclement de la Russie et de la Chine

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